Espoirs - 5ème journéeTerminé
Le Portel58
AntibesAntibes62
12-10-2018 17:00
Espoirs - 5ème journéeTerminé
Fos-sur-Mer52
CholetCholet99
12-10-2018 17:00
Jeep® ÉLITE - 5ème journéeTerminé
Fos-sur-Mer70
CholetCholet77
12-10-2018 20:00
PROB - 1ère journéeTerminé
Aix-Maurienne103
ChartresChartres95
12-10-2018 20:00
PROB - 1ère journéeTerminé
Denain56
Vichy-ClermontVichy-Clermont69
12-10-2018 20:00
PROB - 1ère journéeTerminé
Nantes82
ParisParis59
12-10-2018 20:00
PROB - 1ère journéeTerminé
Roanne92
Gries-OberhoffenGries-Oberhoffen77
12-10-2018 20:00
PROB - 1ère journéeTerminé
Saint-Chamond76
RouenRouen70
12-10-2018 20:00
Jeep® ÉLITE - 5ème journéeTerminé
Le Portel98
AntibesAntibes87
12-10-2018 20:00
Espoirs - 5ème journéeTerminé
Chalon/Saône78
Lyon-VilleurbanneLyon-Villeurbanne58
13-10-2018 15:30
Espoirs - 5ème journéeTerminé
Pau-Lacq-Orthez87
LevalloisLevallois61
13-10-2018 15:30
Espoirs - 5ème journéeTerminé
Gravelines-Dunkerque69
MonacoMonaco75
13-10-2018 16:30
Espoirs - 5ème journéeTerminé
Nanterre46
DijonDijon80
13-10-2018 17:00
Espoirs - 5ème journéeTerminé
Boulazac69
Le MansLe Mans83
13-10-2018 17:00
Espoirs - 5ème journéeTerminé
Strasbourg83
LimogesLimoges54
13-10-2018 17:00
Espoirs - 5ème journéeTerminé
Bourg-en-Bresse66
Châlons-ReimsChâlons-Reims62
13-10-2018 17:00
Jeep® ÉLITE - 5ème journéeTerminé
Chalon/Saône89
Lyon-VilleurbanneLyon-Villeurbanne92
13-10-2018 18:30
PROB - 1ère journéeTerminé
Nancy70
QuimperQuimper65
13-10-2018 20:00
Jeep® ÉLITE - 5ème journéeTerminé
Bourg-en-Bresse102
Châlons-ReimsChâlons-Reims83
13-10-2018 20:00
PROB - 1ère journéeTerminé
Poitiers85
LilleLille91
13-10-2018 20:00
PROB - 1ère journéeTerminé
Blois69
CaenCaen74
13-10-2018 20:00
PROB - 1ère journéeTerminé
Orléans87
EvreuxEvreux66
13-10-2018 20:00
Jeep® ÉLITE - 5ème journéeTerminé
Boulazac69
Le MansLe Mans74
13-10-2018 20:00
Jeep® ÉLITE - 5ème journéeTerminé
Gravelines-Dunkerque74
MonacoMonaco65
13-10-2018 20:00
Jeep® ÉLITE - 5ème journéeTerminé
Nanterre77
DijonDijon73
13-10-2018 20:00
Jeep® ÉLITE - 5ème journéeTerminé
Strasbourg81
LimogesLimoges61
14-10-2018 18:30
Jeep® ÉLITE - 5ème journéeTerminé
Pau-Lacq-Orthez84
LevalloisLevallois69
15-10-2018 20:45
Espoirs - 6ème journéeTerminé
Le Portel68
Fos-sur-MerFos-sur-Mer56
19-10-2018 15:30
Espoirs - 6ème journéeTerminé
Levallois67
StrasbourgStrasbourg84
19-10-2018 16:30
Espoirs - 6ème journéeTerminé
Antibes76
Chalon/SaôneChalon/Saône71
19-10-2018 17:30
PROB - 2ème journéeTerminé
Roanne81
PoitiersPoitiers68
19-10-2018 20:00
PROB - 2ème journéeTerminé
Chartres71
Saint-ChamondSaint-Chamond107
19-10-2018 20:00
PROB - 2ème journéeTerminé
Vichy-Clermont85
ParisParis74
19-10-2018 20:00
PROB - 2ème journéeTerminé
Gries-Oberhoffen104
LilleLille86
19-10-2018 20:00
PROB - 2ème journéeTerminé
Evreux93
NantesNantes57
19-10-2018 20:00
PROB - 2ème journéeTerminé
Caen63
NancyNancy85
19-10-2018 20:00
Jeep® ÉLITE - 6ème journéeTerminé
Le Portel85
Fos-sur-MerFos-sur-Mer83
19-10-2018 20:00
PROB - 2ème journéeTerminé
Rouen64
DenainDenain66
19-10-2018 20:30
Jeep® ÉLITE - 6ème journéeTerminé
Antibes63
Chalon/SaôneChalon/Saône100
19-10-2018 20:30
Jeep® ÉLITE - 6ème journéeTerminé
Levallois80
StrasbourgStrasbourg65
19-10-2018 20:30
Espoirs - 6ème journéeTerminé
Le Mans76
Gravelines-DunkerqueGravelines-Dunkerque77
20-10-2018 15:30
Espoirs - 6ème journéeTerminé
Monaco71
Châlons-ReimsChâlons-Reims65
20-10-2018 16:00
Espoirs - 6ème journéeTerminé
Boulazac61
NanterreNanterre77
20-10-2018 16:15
Espoirs - 6ème journéeTerminé
Cholet71
Pau-Lacq-OrthezPau-Lacq-Orthez62
20-10-2018 17:00
Jeep® ÉLITE - 6ème journéeTerminé
Le Mans89
Gravelines-DunkerqueGravelines-Dunkerque87
20-10-2018 18:30
Jeep® ÉLITE - 6ème journéeTerminé
Monaco83
Châlons-ReimsChâlons-Reims59
20-10-2018 19:00
Jeep® ÉLITE - 6ème journéeTerminé
Boulazac83
NanterreNanterre78
20-10-2018 20:00
Jeep® ÉLITE - 6ème journéeTerminé
Cholet63
Pau-Lacq-OrthezPau-Lacq-Orthez70
20-10-2018 20:00
PROB - 2ème journéeTerminé
Quimper78
BloisBlois82
20-10-2018 20:00
PROB - 2ème journéeTerminé
Orléans89
Aix-MaurienneAix-Maurienne62
20-10-2018 20:00
Espoirs - 6ème journée
Lyon-Villeurbanne0
LimogesLimoges0
21-10-2018 15:00
Jeep® ÉLITE - 6ème journée
Lyon-Villeurbanne0
LimogesLimoges0
21-10-2018 18:30
Espoirs - 15ème journée
Antibes0
Gravelines-DunkerqueGravelines-Dunkerque0
22-10-2018 14:00
Espoirs - 6ème journée
Dijon0
Bourg-en-BresseBourg-en-Bresse0
22-10-2018 17:30
Jeep® ÉLITE - 6ème journée
Dijon0
Bourg-en-BresseBourg-en-Bresse0
22-10-2018 20:45
Espoirs - 7ème journée
Fos-sur-Mer0
BoulazacBoulazac0
26-10-2018 17:00
Espoirs - 7ème journée
Châlons-Reims0
Le PortelLe Portel0
26-10-2018 17:00
PROB - 3ème journée
Saint-Chamond0
Aix-MaurienneAix-Maurienne0
26-10-2018 20:00
PROB - 3ème journée
Chartres0
CaenCaen0
26-10-2018 20:00
PROB - 3ème journée
Nantes0
RoanneRoanne0
26-10-2018 20:00
PROB - 3ème journée
Lille0
Vichy-ClermontVichy-Clermont0
26-10-2018 20:00
PROB - 3ème journée
Gries-Oberhoffen0
OrléansOrléans0
26-10-2018 20:00
Jeep® ÉLITE - 7ème journée
Châlons-Reims0
Le PortelLe Portel0
26-10-2018 20:00
Jeep® ÉLITE - 7ème journée
Fos-sur-Mer0
BoulazacBoulazac0
26-10-2018 20:00
PROB - 3ème journée
Denain0
BloisBlois0
26-10-2018 20:00
PROB - 3ème journée
Rouen0
QuimperQuimper0
26-10-2018 20:30
Espoirs - 7ème journée
Strasbourg0
Gravelines-DunkerqueGravelines-Dunkerque0
27-10-2018 14:00
Espoirs - 7ème journée
Chalon/Saône0
MonacoMonaco0
27-10-2018 15:30
Espoirs - 7ème journée
Pau-Lacq-Orthez0
Lyon-VilleurbanneLyon-Villeurbanne0
27-10-2018 17:00
Espoirs - 7ème journée
Nanterre0
Le MansLe Mans0
27-10-2018 17:00
Espoirs - 7ème journée
Limoges0
CholetCholet0
27-10-2018 17:00
Espoirs - 7ème journée
Dijon0
AntibesAntibes0
27-10-2018 17:00
Jeep® ÉLITE - 7ème journée
Chalon/Saône0
MonacoMonaco0
27-10-2018 18:30
Jeep® ÉLITE - 7ème journée
Dijon0
AntibesAntibes0
27-10-2018 20:00
Jeep® ÉLITE - 7ème journée
Limoges0
CholetCholet0
27-10-2018 20:00
Jeep® ÉLITE - 7ème journée
Nanterre0
Le MansLe Mans0
27-10-2018 20:00
Jeep® ÉLITE - 7ème journée
Strasbourg0
Gravelines-DunkerqueGravelines-Dunkerque0
27-10-2018 20:00
PROB - 3ème journée
Nancy0
EvreuxEvreux0
27-10-2018 20:00
PROB - 3ème journée
Poitiers0
ParisParis0
27-10-2018 20:00
Jeep® ÉLITE - 7ème journée
Pau-Lacq-Orthez0
Lyon-VilleurbanneLyon-Villeurbanne0
28-10-2018 18:30
Espoirs - 7ème journée
Bourg-en-Bresse0
LevalloisLevallois0
29-10-2018 17:00
Jeep® ÉLITE - 7ème journée
Bourg-en-Bresse0
LevalloisLevallois0
29-10-2018 20:45

Actualité

Alain Béral (Président) : «Créer les conditions pour que de grands projets émergent»

Entretien avec Alain Béral, le président de la Ligue Nationale de Basket, autour de tous les sujets qui font l'actualité du basket pro du moment...

Alain Béral entouré de Nicolas Batum et Frédéric Duval (Country Manager d'Amazon)

La LNB et son président, Alain Béral, ont lancé l’été dernier un chantier à moyen et long termes visant à restructurer tout le basket professionnel français. Fenêtres FIBA, Euroleague, médias, projets d’un grand club parisien, revue de détail sur tous les sujets du moment avec le président de la LNB…

Nous voilà à la fin de la première de ces fameuses fenêtres FIBA qui font tant parler depuis des mois. Aujourd’hui, tout le monde ou presque les critique pour de multiples raisons. Avec le recul, les instances françaises, FFBB comme LNB, ne se sont-elles pas rangées un peu trop sagement du côté de la FIBA dans le conflit opposant celle-ci à l’Euroleague ?

Sage, depuis trois ans, on ne l’a pas été ! J’ai assisté à des réunions à l’époque, où l’on nous parlait d’un projet, mais absolument pas d’une décision ferme. Il s’y disait qu’on allait nous écouter. Et en fait, nous ne l’avons pas du tout été, puisque je pense que la décision avait été prise bien en amont par la FIBA. Cela a conduit à ces fenêtres réservées aux équipes nationales en septembre, novembre, février et juin. Et tout ce que nous avions pu soulever vis à vis des calendriers des ligues n’a absolument pas été écouté. Lors des dernières réunions, quand nous, ligues professionnelles, avons compris que nous n’en étions plus au stade des négociations mais que la décision de la FIBA était ferme et définitive, nous avons quand même demandé qu’au moins, la fenêtre prévue en février soit supprimée parce que, compte tenu des Coupes nationales ou des formats du type Leaders Cup ou Copa del Rey, certains clubs vont arrêter toute compétition pendant deux semaines et demi, ce qui peut s’avérer très dangereux. Mais même sur ce sujet, on ne nous a pas écoutés. Maintenant, le résultat est là : les Ligues s’arrêtent dix jours a minima en novembre et février. A cela s’ajoute le conflit entre Euroleague et FIBA, ce qui fait que les équipes nationales se retrouvent en plus sans beaucoup de leurs meilleurs joueurs. Ce qui m’inquiète aussi, c’est que pour les joueurs qui ne sont pas internationaux, des coupures aussi longues, au moment où ils sont au top de leur forme, peuvent avoir des conséquences qu’on mesure mal aujourd’hui.

Vous fréquentez les instances internationales depuis longtemps maintenant. Une fois ces constats faits, existe-t-il une chance pour que les choses évoluent à court terme ou bien sommes nous partis avec ce format jusqu’aux J.O. 2024 ?

La FFBB et Jean-Pierre (Siutat) ont été très actifs sur le sujet, mais ils étaient un peu seuls. Cela n’a pas beaucoup réagi, notamment du côté des fédérations dotées de petites ligues, en terme de nombre de clubs engagés dans leurs championnats d’élite respectifs. Ces fédérations-là pensaient aussi que le format et l’absence des joueurs NBA et Euroleague leur confèreraient un avantage. Et comme dans toutes les instances internationales, nous sommes sur un schéma "un pays égale une voix", rien n’a bougé. Maintenant, à travers le monde, on se rend tous compte que ce n’est pas bon pour le basket, mais le schéma est posé !

La France est la plus impactée, c’est vrai. C’est le tribut qu’on paie au fait d’avoir de bons joueurs, bien formés, qu’on s’arrache au plus haut niveau.

Les qualifications se déroulent sans la vaste majorité des meilleurs joueurs européens, d’où un vrai souci pour remplir les salles avec une équipe de France presque A’. Pensez-vous que ce système pourra perdurer ?

Cela va être compliqué quand même de se satisfaire du format actuel. Parce que des équipes nationales sans joueurs NBA ni d’Euroleague, c’est quand même très problématique au niveau de la crédibilité de notre sport. La France est la plus impactée, c’est vrai. C’est le tribut qu’on paie au fait d’avoir de bons joueurs, bien formés, qu’on s’arrache au plus haut niveau. Ce qu’il faut bien que les gens sachent, c’est que si, au départ, les clubs d’Euroleague avaient pour posture de ne libérer personne, on voit que certains, comme ceux de Moscou, parlent de libérer leurs joueurs russes pour renforcer leur propre sélection. Mais pas les autres ! Cela pose un vrai problème d’équité qui n’est absolument pas acceptable. Si cela devait perdurer, il faudrait lancer d’autres actions que celles engagées aujourd’hui.

Le basket souffre forcément de ce conflit et, en France, de l’absence de clubs hexagonaux dans la meilleure compétition européenne. Existe-t-il des solutions pour résoudre cette guerre préjudiciable et faire de nouveau avancer le basket ?

On a énormément usé nos fonds de pantalons sur les chaises lors des négociations menées au fil du temps avec la FIBA comme avec l’Euroleague… La Commission européenne nous a certifié qu’elle allait faire ce qu’il fallait pour résoudre les problèmes mais rien n’a bougé de ce côté là non plus. Parce qu’on voit que d’un côté comme de l’autre, des engagements avaient été pris et n’ont pas été tenus. L’Euroleague par exemple, je l’ai entendu en direct, avait certifié qu’elle allait libérer les joueurs et c’est le contraire qui est arrivé. C’est un jeu biaisé et un conflit sur lequel seule la Commission européenne peut avoir prise. La FIBA comme l’Euroleague n’ont pas d’autres censeurs que cette instance-là. Je ne vois pas d’issue à court terme. Mais on ne peut contester que l’Euroleague est la compétition d’élite sur le continent. Aujourd’hui, cela pose des problèmes au niveau des sélections, mais cela va aussi très vite en poser pour les ligues nationales. Avec le format actuel, en cas d’extension de l’Euroleague à 18 voire plus tard à 24, les clubs engagés en Euroleague ne pourront plus disputer leur championnat national. Alors que dans tous les autres sports, on n’ampute pas les ligues nationales de leurs meilleurs éléments, même lorsqu’il faut faire des ajustements de calendriers. Demain, on peut imaginer qu’en France, Espagne, Italie ou Turquie, les clubs engagés en Euroleague ne pourront plus disputer leur compétition nationale de Ligue.

A ce sujet, on entend parfois parler d’une éventuelle Pro A semi-fermée… S’agit-il là d’un projet étudié pour s’adapter à une éventuelle extension de l’Euroleague ?

Il est trop tôt pour en parler. Ce qui est sur la table, c’est le projet lancé par la ligue le 10 octobre dernier. C’est un projet de restructuration à cinq ans. Dans ce cadre, la question du format des championnats de Pro A et Pro B est bien évidemment posée. Des groupes sont en train de travailler sur ces sujets, qui feront à terme des propositions. Mais nous sommes au début de la démarche et je ne peux encore rien préjuger des propositions qui nous seront formulées après le travail de tous les experts, internes et externes, mobilisés autour des différentes thématiques structurelles.

On travaille sur les deux tableaux, avec la FIBA sur la BCL, tout en étant au board de l’Euroleague. C’est notre rôle légitime : essayer d’ouvrir toutes les portes pour que nos clubs puissent ensuite choisir.

Où en sont les rapports entre Euroleague Basketball et la LNB à ce jour ?

Je considère que l’Euroleague a besoin de quelques clubs français, parce que la puissance économique de notre pays ne peut pas être laissée de côté. Bien sûr, il faut que nous, LNB et clubs professionnels, puissions avoir effectué un travail qui fasse que nos clubs aient, à terme, un niveau suffisant pour exister. C’est la première chose. Nous avons réalisé un rapport à destination de l’Euroleague expliquant ce que nous faisions actuellement et ce que nous prévoyons à l’avenir pour développer le basket en France. Je suis persuadé que nous sommes dans le vrai et qu’il y aura un club français en Euroleague dès l’an prochain, puis à terme deux. Forcément, se posera alors le problème de la compatibilité des calendriers pour que ces clubs puissent jouer à la fois l’Euroleague et la Pro A. Il va falloir absolument traiter ce problème, pour que nous puissions conserver plus longtemps nos meilleurs joueurs dans nos meilleurs clubs. Il faut donc que nous mettions en place les conditions pour tirer vers le haut des clubs pour qu’ils se mettent au niveau de l’Euroleague, puis que ces clubs deviennent des locomotives pour le basket en France. Derrière, il y a la BCL, à laquelle les clubs accèdent par le ranking et non pas sur invitation. C’est donc une compétition qu’il faut conserver parce qu’elle correspond à la culture du sport en France comme à travers l’Europe. On travaille sur les deux tableaux, avec la FIBA sur la BCL, tout en étant au board de l’Euroleague. C’est notre rôle légitime : essayer d’ouvrir toutes les portes pour que nos clubs puissent ensuite choisir. Mais la LNB est aussi force de proposition vis à vis des deux entités. Pour être crédible, il faut une salle de 10.000. Combien y-en-a-t-il aujourd’hui ? Zéro. A part Bercy, où il n’y a pas de dates disponibles, et la U-Arena à Nanterre, mais qui est un stade de rugby. Ensuite, il faut des clubs avec des budgets à la hauteur des exigences européennes. Si on va en Euroleague pour prendre une raclée chaque jeudi ou vendredi, ce n’est pas ça qui va faire avancer le basket dans notre pays ! Il faut donc en passer par une structuration de nos clubs. On y travaille et on avance, nos clubs avancent ! On sait que, pour exister en Euroleague, le minimum, c’est dix millions d’euros de budget. Quelques clubs n’en sont pas si loin, ce qui prouve qu’il y a du boulot de fait, mais nous n’y sommes pas encore.

Jean-Pierre Siutat a annoncé récemment le passage à deux poules de Nationale 1, dernière division semi-professionnelle avant l’accession à la LNB. Cela peut-il impliquer aussi une refonte, dans la forme et le fond, de l’antichambre de l’élite ?

Quand on parle de réduire le nombre de clubs – ce qui est loin d’être acté -, cela ne concerne que la Pro A. La Fédération a pour mission de développer le basket sur l’ensemble du territoire. Nous avons le même type de mission pour le secteur professionnel, avec en tête d’amener du basket professionnel sur tout le territoire. Nous échangeons bien sûr avec la FFBB au sujet de la NM1 notamment afin de trouver des solutions pour que des jeunes joueurs puissent trouver du temps de jeu à ce niveau pour pouvoir s’aguerrir. Le but, c’est qu’entre les trois divisions – une fédérale et deux LNB -, nous puissions avoir du basket semi-professionnel puis professionnel partout sur le territoire, avec une économie qui soit florissante et pérenne. Nous avons toute la filière de la formation à penser ensemble aussi, pour encore améliorer un système que beaucoup nous envient.

Alain Béral avec Julien Desbottes, le président de la JL Bourg, au printemps dernier

Côté médias, avec 16 mois de recul, quel regard portez-vous sur le passage du basket sur SFR Sport ?

Nous avons un excellent partenaire. Nous discutons énormément avec lui pour trouver en permanence des voies de progression qui profitent à eux comme à nous. Nous avons trois matches par semaine qui sont diffusés, ce qui n’était jamais arrivé auparavant. Tous les autres matchs de Pro A sont également disponibles sur les applications SFR. Nous aurons aussi au moins douze matches en clair cette saison et en avons connu 18 l’an passé. Maintenant, nous travaillons énormément avec eux sur la meilleure façon d’exposer le basket sur le Net et les réseaux sociaux. Dans les cinq ans, il faut que nous soyons devenus les meilleurs sur ce point-là, notamment parce que le basket se prête parfaitement aux nouveaux formats, beaucoup plus courts, qui se répandent de manière virale sur les réseaux numériques. Voyez la petite séquence de Boris Diaw pliant le match pour Levallois depuis le milieu de terrain : près d’1 million de personnes qui ont vu ces images à travers le monde. C’est forcément une caisse de résonnance bien plus forte qu’un match sur les réseaux payants ou même une diffusion en clair. Ces highlights, ces retournements de situation, le basket en produit beaucoup plus que les autres sports et il faut qu’on capitalise là-dessus. Si cela conduit les gens à s’intéresser à des actions d’une rencontre trois, quatre ou cinq fois au cours ou autour d’un même match, c’est cela qu’il faut vendre à nos partenaires plutôt que le nombre de spectateurs devant leur poste de télévision. Et c’est là que notre partenariat avec SFR est intéressant, car ce sont des gens très au fait de ces évolutions à venir et qui nous suivent sans chercher à protéger absolument leurs droits immédiats mais préfèrent préparer l’avenir.

Mais ce qui est sûr c’est que nous aurons des fenêtres en clair et que ce « mix » offre payante / offre en clair est un dispositif qui nous semble complètement vertueux pour tout le monde.

Pour les matches en clair, la Pro A a été diffusée l’an passé sur Numéro 23, et quelques matchs ont bénéficié de Facebook Live. Qu’en sera-t-il cette saison ?

La situation n’est pas encore tranchée, parce que ce secteur connaît beaucoup de restructurations en cours. Les groupes discutent entre eux – bien sûr pas seulement de nous -, et à l’heure où je vous parle, je ne peux évoquer ces sujets parce que beaucoup de choses sont en train de bouger. Mais ce qui est sûr c’est que nous aurons des fenêtres en clair et que ce « mix » offre payante / offre en clair est un dispositif qui nous semble complètement vertueux pour tout le monde.

Les incertitudes qui accompagnent la chute boursière drastique du groupe dirigé par Patrick Drahi vous préoccupent-elles ?

Je lis les journaux comme tout le monde. Il me semble que c’est pour le moment plus un problème boursier que des soucis opérationnels. Je pense que Patrick Drahi va faire le boulot pour remettre tout cela en ordre à l’avenir. De toutes façons, nous parlons là d’une société de télévision et de médias en général. Il lui faut donc du contenu à diffuser. Le groupe sort d’une phase de conquête, avec beaucoup d’achats de droits importants, sans que les résultats s’en fassent encore sentir au niveau des abonnés. Ce sont des processus longs et nous sommes très contents que leurs grilles de programme s’enrichissent ainsi.

La LNB a été raillée au moment du lancement de son nouveau site, qui sera très prochainement de retour en ligne. Mais au-delà de cet incident, quels pourraient-être les axes d’une politique de développement numérique pour le basket français ?

Vous avez raison, nous avons loupé la première marche. Mais ce n’est que le premier match d’un long championnat. Sur le nouveau site et l’application, nous avons dû repartir en arrière. Pas pour tout arrêter, mais pour retravailler sur le sujet – et je peux vous garantir qu’une équipe travaille jour et nuit là-dessus. Nous voulons avoir des médias numériques nickels au moment de leur lancement et il n’est pas question de nous planter une seconde fois. Parallèlement, nous travaillons aussi avec les géants du numérique pour l’étape d’après. A ce sujet, qu’Amazon soit devenu partenaire de notre ligue est un vrai plus. Nous connaissons leurs intentions à l’avenir et cela nous va bien de participer à ces discussions.

Vous avez toujours poussé pour le développement du basket professionnel dans les grandes villes. En dehors des projets parisiens, est-ce encore un axe de développement pour la LNB ?

Bien sûr, même si nous ne souhaitons pas n’avoir du basket que dans les grandes villes. Simplement, on pense que l’environnement économique des très grandes villes peut permettre de générer une économie intéressante et pérenne pour des clubs de basket. C’est un aspect important au regard d’un certain désengagement des collectivités dans le financement du sport professionnel. Nous sommes attentifs à ça, ce qui nous entraîne à avoir beaucoup de bienveillance pour les projets de Lyon et Strasbourg. Ce sont deux projets structurants dans la mesure où les clubs vont acquérir la propriété et la gestion de leurs salles. C’est la bonne démarche, car ceux-ci seront alors en mesure de créer une économie autour de ces projets. A Strasbourg, c’est un centre commercial par exemple. Les clubs vont donc s’émanciper de la tutelle des villes, pour le plus grand plaisir, je pense, de ces collectivités. Et cette démarche, c’est vrai qu’elle est plus facile à entreprendre dans de grandes villes. Mais en aucun cas, la LNB souhaite ne positionner le basket que dans des grandes métropoles, ce qui serait une catastrophe pour notre sport. Mais oui, nous sommes attentifs à ce qui se passe sur des villes comme Nantes, Lille ou d’autres.

Ces derniers mois, vous avez été très impliqué dans le projet d’un grand club parisien. Pouvons-nous faire un point sur ces projets ?

Notre travail à nous, ce n’est pas d’empêcher quoi que ce soit ni de favoriser un projet plutôt qu’un autre. Notre travail est de mettre en contact des gens et de créer un lien qui soit favorable à ce que de grands projets émergent dans des endroits où existent des projets de grandes salles. Les salles, ce n’est pas nous qui allons les construire. En revanche, on est plus qu’intéressé pour qu’il y ait du basket dedans. Donc, lorsque des investisseurs se manifestent, nous ne faisons que notre travail : vérifier la solidité et la sincérité de ces gens et de leur projet, et voir ce qu’ils veulent faire – Paris, Province -, et les mettre en contact avec des acteurs pertinents pour du basket. Ensuite, c’est fini ! Je peux répondre à des questions, des sollicitations, mais seulement au titre de conseil. Il y a une dernière chose que nous faisons, c’est de nous intégrer dans les aspects techniques du projet de salle, histoire de nous assurer que le basket fait partie intégrante du projet. Parce que techniquement, il y a des spécificités liées au basket sur lesquelles il est de notre ressort de conseiller les promoteurs et les architectes de ces salles. Notamment au niveau des exigences de l’Euroleague par exemple.

Je souhaite vraiment que tous les gens sachent que nous avons lancé un grand projet stratégique et qui s’étale sur les cinq prochaines années. Des gens compétents, des experts issus d’horizons divers, du monde du basket ou pas y travaillent.

En terme de nombre de licenciés comme dans la structuration de son élite, le handball, qui souffrait d’un championnat pro faiblard par le passé, semble revenir sur le basket. Quel regard portez-vous sur la concurrence des autres sports collectifs ?

Cette concurrence est à juger sur l’intérêt que porte le public sur chacun des sports et sur la répartition géographique des clubs sur le territoire. Je porte une attention toute particulière sur ce dernier point parce que j’ai appris, dans tous les métiers que j’ai faits, que pour être fort sur le plan national, cela passe par une bonne implantation sur le territoire. Je ne me bats pas contre le hand, le rugby ou le volley, mais c’est sûr d’abord pour le basket. Et dans un deuxième temps, je me bats plus globalement pour les sports en salle, parce qu’il est parfois plus facile de faire sortir de terre une nouvelle salle quand celle-ci peut profiter à deux sports plutôt qu’à un seul.

Un mot pour conclure ?

Je souhaite vraiment que tous les gens sachent que nous avons lancé un grand projet stratégique et qui s’étale sur les cinq prochaines années. Des gens compétents, des experts issus d’horizons divers, du monde du basket ou pas (institutionnels, entertainment, autres sports…) y travaillent. Ce gros travail de partage, d’échange et de réflexion est coordonné par une société extérieure experte dans ce type de travaux structurants (Olbia Conseil ndlr). Toutes les conclusions seront rendues à l’été, avec des préconisations qui seront déjà appliquées dès la saison prochaine. Cela concerne tous les aspects du basket : les formats de championnat, la gouvernance, l’identité, les partenariats privés et publics… tout sera abordé, en suivant ce que le rapport de Didier Primault avait décrit. Nous aurons une étape intermédiaire lors de la Disneyland Paris Leaders Cup LNB.