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Les shooteurs de Nanterre ont encore frappé !

Mal embarquée à la mi-temps, l’équipe de Nanterre a assommé la SIG sur une salve improbable de tirs primés (77-71).

Heiko Schaffartzik (4/6 à trois-points) et le gang de shooteurs de Nanterre ont fait parler la poudre face à la SIG !

Nanterre bat Strasbourg : 77-71 MVP : Hugo Invernizzi

Pascal Donnadieu avait de bonnes raisons de redouter « la très belle académie de jeu » de la SIG. « Si on les regarde et qu’on les laisse jouer, ils deviennent compliqués à stopper », nous prévenait-il à la veille de ce quart de finale. Sa prédiction était d’autant plus vraie que les Strasbourgeois, affaiblis par les absences de Matt Howard et d’A.J. Slaughter, malade et forfait ce soir, n’avaient d’autre choix que de resserrer les rangs et de s’appuyer sur leur collectif.

Les SIG Men l’ont fait admirablement, en première mi-temps. Après avoir résisté à la tornade Mathias Lessort (10 points à 100% après six minutes, 15-14 pour Nanterre), ils ont eu l'intelligence de ralentir le tempo à la demande de Vincent Collet et ont développé leur passing game dans le sillage d’un excellent Paul Lacombe (10 points à 4/5, 3 rebonds, 4 int, 2 pd, 16 d’éval à la pause, 25 d’éval au final, record de la saison égalé). A la mi-temps, les hommes en rouge avaient distribué 15 passes décisives (7 pour Nanterre) pour virer à +7 (40-33).

15-0 en quatre minutes !

Le problème avec ces fous furieux du shoot que sont les Nanterriens, c’est qu’une telle avance peut-être gommée en moins de temps qu’il ne faut pour l’écrire. Menés de dix points à la 22e minute (35-45), les hommes en blanc inscrivaient un (Butterfield), puis deux (Invernizzi), puis trois (Invernizzi), puis quatre (Schaffartzik), puis cinq (Butterfield) tirs primés d’affilée ( !) pour placer un 15-0 (50-45). En quatre minutes, les banlieusards et leur gang de shooteurs avaient retourné le match. Et les SIG Men pris un gros coup de bambou sur la carafe (60-50 après 30 minutes, 27-10 pour Nanterre dans le troisième quart-temps).

La grêle passée, les Rouge réussissaient pourtant à grignoter lentement leur retard (67-65, 37e), trouvaient les ressources pour revenir à deux longueurs (73-71) dans le money time mais Heiko Schaffartzik et Spencer Butterfield ne tremblaient pas sur la ligne. Et Nanterre compostait son billet pour la demi-finale face au vainqueur de Monaco - Gravelines-Dunkerque. Elilinés, les Strasbourgeois auront tout loisir de préparer leur 1/16e de finale retour de BCL mercredi contre l'Aris Salonique.

La stat : 13/31

C’est le taux de réussite de Nanterre à trois-points. Dont 7/10 dans le troisième quart-temps. Privée de son arme offensive numéro 1, A.J. Slaughter, la SIG est restée bloquée à 5/20 dont deux tirs primés dans la dernière minute.

Ils ont dit

Pascal Donnadieu (Nanterre) :« Je suis forcément satisfait. On a été malmenés, on était même à -10 en début de deuxième mi-temps… mais on a su trouver des ressources, c’est une belle victoire ! En première mi-temps, on jouait petits bras, c’était très brouillon… On est clairement revenu avec de meilleures intentions en deuxième mi-temps. On a réussi à mettre en place ce qu’on voulait faire en attaque, c’est-à-dire trouver du rythme pour les shooteurs. Notre meilleure arme est de provoquer les décalages, pour trouver des shoots à trois-points ouverts. Et puis, on les tient à 71 points, ça prouve qu’on n’a pas été mal en défense non plus. »

Mathias Lessort (Nanterre) :« A la mi-temps, le coach nous a remontés, en nous disant de nous donner jusqu’au bout, que l’on n’avait rien à perdre. Je pense que ça a permis à nos shooteurs de se relâcher, vu qu’ils ont tout mis dedans dans le troisième quart. Personnellement, j’ai apporté ce dont l’équipe avait besoin. J’ai bien commencé mon match, puis j’ai été un peu plus en retrait, puisque nos shooteurs ont commencé à mettre dedans. Peu importe qui brille, l’essentiel est d’avoir pris ce match-là. »

Paul Lacombe (Strasbourg) : « On méritait mieux… mais eux méritent leur victoire aussi. Je préfère retenir le positif ce soir. On a mis beaucoup d’engagement, on a laissé pas mal de gaz sur ce match, surtout qu’il nous manque deux joueurs importants (Matt Howard et A.J. Slaughter). On peut vraiment sortir la tête haute. On a simplement manqué d’un peu de fraîcheur. C’est encourageant pour le match retour face à l’Aris, mercredi. »

Mam’ Jaiteh (Strasbourg) : « On a été sérieux en première mi-temps. Et puis, au retour des vestiaires, on a subi ce que beaucoup d’équipes vivent : l’euphorie des shooteurs de Nanterre. On n’a pas su réagir à ça. C’est clairement le tournant du match, ça nous a tués. Pour moi, en dehors de ces 5 minutes, on a dominé Nanterre. De notre côté, il n’y avait pas de fatigue, de calcul par rapport à l’Aris, cet événement était là pour nous redynamiser. »

 

Le programme des quarts de finale

Vendredi 17 février

(20h30) Monaco - Gravelines