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DLSIxièmeHomme Leaders Cup –

La voie de Lacombe…

Avec sa capacité à noircir toutes les lignes de stats (13 pts, 2 rbds, 3,7 pds et 15 d'éval.), Paul Lacombe est le DLSIxièmeHomme de la Leaders Cup.

Passé entre les mailles des filets fédéraux au moment de sélectionner les « potentiels » appelés à intégrer le Centre Fédéral, Paul Lacombe a toujours eu à faire face à un certain scepticisme quant à son potentiel. Joueur humble au comportement irréprochable, l’arrière de Monaco prouve pourtant, saison après saison, qu’il fait bien partie des tous meilleurs joueurs français… Et le voilà, à 27 ans, parmi les piliers d’une équipe de France en mission commando pour aller chercher une qualif’ pour le Mondial 2019.

Passer du statut de jeune passionné d’un sport à celui d’international demande du temps, une somme de travail colossale, une volonté de fer et… une bonne dose de ce qui fait toute la différence entre un bon petit joueur et le très haut niveau : le talent ! Concernant Paul Lacombe (1,95 m, 27 ans), personne n’a jamais douté de la passion de ce Lyonnais pur jus, né à Vénissieux, en banlieue, et biberonné au centre de formation de l’ASVEL. Ni de sa capacité de travail, son sens du basket ou encore son volume de jeu. Non, ce qui a toujours soulevé nombre de questions, c’est plutôt l’évaluation de limites qu’on lui a longtemps prêté. Car si Paul a été sélectionné dans les équipes de France de jeunes à partir des U18, son manque d’adresse naturelle et quelques difficultés à lui définir un poste précis ont parfois fait que nombre d’observateurs du basket – coaches, dirigeants comme journalistes -, ne lui voyaient pas un avenir au-delà d’un bon petit joueur de rotation dans l’élite. Pas assez shooteur pour un deuxième arrière. Trop petit pour évoluer à l’aile. Pas assez vif ni suffisamment gestionnaire pour en faire un meneur titulaire dans une Jeep® ÉLITE peuplée de meneurs US vifs comme l’éclair.

Et pourtant, comme un certain Tony Parker, ou encore Boris Diaw, Ronny Turiaf ou Mike Piétrus, Paul, lui aussi, a été sacré Champion d’Europe à Zadar. C’était en 2010, avec pourtant une génération beaucoup moins « dorée », dont les leaders étaient Paul (11,7 pts et 3,8 rbds), Andrew Albicy (12,3 pts et 5,9 pds), Alexis Tanghe (Roanne), Christophe Léonard (Poitiers, blessé depuis le début de saison) ou encore Lens Aboudou, avec Nicolas Lang (ASVEL), Ferdinand Prénom (HTV) ou Jonathan Rousselle (Cholet) qui sortaient du banc. Albicy allait connaître son heure de gloire, dans la foulée, en intégrant le roster des Bleus lors d’un Mondial 2010 où la France allait se faire sortir par la Turquie dès les 8e de finale. « On nous appelait les non-stars de Zadar », déclarait Paul en riant à Arnaud Lecomte, dans L’Equipe du vendredi 23 février, « en référence à la génération Parker-Diaw. »

Mais personne ou presque ne voyait alors en Paul Lacombe un futur membre de l’équipe de France, la vraie. « Moi, j’ai toujours cru en lui, mais je crois qu’on était très, très peu nombreux à y croire » raconte ainsi Jean-Aimé Toupane, coach des Bleuets d’alors et aujourd’hui à la tête du Centre Fédéral. « Dès que j’ai eu la possibilité de prendre un club de Pro A, il pourra vous le dire même si je n’aime pas parler à la place des gens, le premier joueur que j’ai appelé c’était lui. C’est un garçon aux qualités humaines exceptionnelles, un énorme travailleur. Donc ça ne m’étonne pas qu’il arrive aujourd’hui à ce niveau-là, car sur le poste d’arrière, il avait tout. Il comprenait le jeu plus vite que les autres et avait surtout une énergie absolument exceptionnelle. Alors, même si c’est toujours difficile de pronostiquer la carrière d’un joueur quand il a 18 ou 20 ans, ce qu’il fait aujourd’hui ne m’étonne pas du tout. Je crois même qu’il peut aller plus haut encore. Mais à l’Euro U20 2010, il avait été exceptionnel. On le disait maladroit, mais lors de la demi-finale face à l’Espagne, il nous avait sauvé en mettant des shoots de partout (23 pts à 8/12 aux tirs, dont 4/6 à 3pts, plus 7 rebonds). Après, c’est vrai qu’il manquait de consistance aux tirs, mais à cet âge-là, c’est normal. Mais surtout, il drivait, courait partout, défendait le plomb, le tout avec un volume de jeu énorme. Alors oui, maintenant, je suis très, très content pour lui. »


Les doutes le concernant l’ont pourtant longtemps suivi malgré ce bel accomplissement. Lancé par Vincent Collet dès la saison 2008-09 (il a disputé son tout premier match le 21 novembre 2008 face à Roanne, à 18 ans et 5 mois), Paul est parfois, dans le milieu, réputé comme étant le joueur d’un seul coach. Même si, dans les faits, avant de signer à Monaco cet été, il avait connu également deux saisons sous les ordres de Pierre Vincent à l’ASVEL, plus des intermèdes avec Nordine Ghrib (en 2010-11, après que Collet eut été évincé), ou encore Henrik Dettmann en tout début de saison dernière à la SIG. « Derrière moi, j'ai huit saisons professionnelles, dont sept avec Vincent Collet comme entraîneur (9 et 7 en réalité, ndlr), déclarait-il cet été au moment de s’engager avec la Roca Team. « Il m'a apporté énormément et il aurait pu m'apporter encore beaucoup. Je pense quand même que cela va me faire du bien de changer. Là aussi, c'est un pari. On va voir si je suis le joueur d'un seul entraîneur, ou si je peux aller plus loin dans un autre contexte. »

Mais c’est peu dire que Paul a dû toujours prouver qu’il avait le niveau. La preuve, lors de sa dernière saison dans son club formateur, en 2012-13, Pierre Vincent, coach des « héros originels » de Zadar, ceux de 2000, l’avait relégué tout au bout du banc, ne lui accordant qu’une petite dizaine de minutes de présence sur le terrain pour une moyenne famélique de 1,7 point (à 31% aux tirs, dont… 11,8% à trois-points !). Recruté par Vincent Collet, Paul allait progresser régulièrement et être de l’aventure des quatre dernières Finales LNB comme de la finale d’EuroCup 2016 perdue face à Galatasaray. Mais ce n’est que la saison dernière que son apport allait largement dépasser ses facultés naturelles à remplir l’ensemble des lignes de stats. Avec un duo A.J. Slaughter – Erving Walker en demi-teinte en attaque, Paul, en pleine confiance, prenait confiance en ses capacités offensives pour faire grimper sa moyenne de points à 9,6, le tout à 56% aux tirs et 44% derrière l’arc. Pas si mal pour un joueur réputé sans shoot fiable.

Pourtant, au moment de renouveler son contrat, la proposition que lui ont fait les dirigeants strasbourgeois n’allait pas être à la hauteur de ses espérances, malgré un salaire revu à la hausse. « J'ai senti un manque de considération de la part de la SIG, presque un manque d'envie de me garder, confiait-il ainsi à Nice Matin le 7 août dernier. Cela m'a un peu déçu. A Strasbourg, ils diront que ce n'est pas le cas. Cela vient peut-être de moi, je me voyais trop gros... En tout cas, ce manque d'entrain, je l'ai vraiment ressenti. Ils s'y sont mal pris. »


Monaco et Zvezdan Mitrovic n’allaient pas laisser passer l’aubaine et recruter un joueur qui s’inscrit parfaitement dans le registre et l’intensité de jeu de la Roca Team. Et Paul, dont Vincent Collet dit « qu’il adapte son jeu au niveau auquel il évolue », comme en témoigne des stats souvent supérieures lors des compétitions européennes à ce qu’il produit lors des joutes domestiques.

Depuis qu’il évolue sur le Rocher, ses stats ont encore pris un coup de boost : 9,8 points de moyenne, 4,3 rebonds, 2,7 assists et 1,5 steals, pour une évaluation de 12,3 (11e Français de la Jeep® ÉLITE), le tout dans une équipe où les responsabilités sont extrêmement réparties, puisque 9 joueurs produisent entre 7,9 (Georgi Joseph) et 15,7 (Gerald Robinson) d’évaluation, dont 7 en « double-figure ». Et pour conforter encore la théorie de son sélectionneur national de « coach préféré », durant la Leaders Cup, Paul a encore élevé son niveau (13 points et 15 d’évaluation moyenne). Pas mal en démarrant depuis le banc de touche. Assez, du moins, pour contribuer grandement à offrir un 3e trophée consécutif en Leaders Cup pour l’ASM et se voir nommer DLSIxièHomme de la compétition. Idem alors qu’il était appelé en équipe de France pour la première fois, en novembre, Paul cumulant 13 points, 4 rebonds et autant de passes en Belgique (meilleure éval de l’équipe : 17), puis 11 points, 3 rebonds et 1 passe face à la Bosnie (11 d’éval). Le tout avec un joli 4/4 derrière l’arc, juste histoire de faire taire, une nouvelle fois, la théorie selon laquelle il n’aurait pas de shoot…

par LNB
Source: LNB

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Calendrier Pro A

Équipe domicile Score Équipe extérieur
15 mai (34ème journée)
83 – 77 Bourg-en-Bresse
LNB TV
81 – 80 Le Mans
LNB TV
22 mai (Jeep ÉLITE - Playoffs)Pariez
19:00 Lyon-Villeurbanne
20:50 Nanterre
23 mai (Jeep ÉLITE - Playoffs)Pariez
19:00 Pau-Lacq-Orthez
20:50 Dijon
25 mai (Jeep ÉLITE - Playoffs)Pariez
19:00 Le Mans
20:50 Strasbourg
26 mai (Jeep ÉLITE - Playoffs)Pariez
18:30 Monaco
20:30 Limoges

Classement Pro A

Jeep® ÉLITE – Classement à la 34ème journée
Pos Équipe % Victoire Résultats
1 Monaco 74 25v - 9d
2 Strasbourg 71 24v - 10d
3 Le Mans 62 21v - 13d
4 Limoges 59 20v - 14d
5 Dijon 59 20v - 14d
6 Lyon-Villeurbanne 56 19v - 15d
7 Nanterre 56 19v - 15d
8 Pau-Lacq-Orthez 53 18v - 16d
9 Bourg-en-Bresse 50 17v - 17d
10 Levallois 48 16v - 18d
11 Le Portel 48 16v - 18d
12 Chalon/Saône 45 15v - 19d
13 Gravelines-Dunkerque 45 15v - 19d
14 Châlons-Reims 45 15v - 19d
15 Cholet 42 14v - 20d
16 Antibes 39 13v - 21d
17 Boulazac 36 12v - 22d
18 Hyères-Toulon 18 6v - 28d

Calendrier Pro B

Équipe domicile Score Équipe extérieur
18 mai (34ème journée)
91 – 81 Denain
LNB TV
77 – 91 Orléans
LNB TV
25 mai (PROB-Playoffs Accession)Pariez
20:00 Denain
20:00 Nancy
20:00 Saint-Chamond
20:30 Rouen
27 mai (PROB-Playoffs Accession)Pariez
17:00 Roanne
17:00 Lille
18:00 Fos-sur-Mer
28 mai (PROB-Playoffs Accession)Pariez
20:00 Orléans

Classement Pro B

PROB – Classement à la 34ème journée
Pos Équipe % Victoire Résultats
1 Blois 80 27v - 7d
2 Roanne 77 26v - 8d
3 Orléans 74 25v - 9d
4 Fos-sur-Mer 71 24v - 10d
5 Lille 68 23v - 11d
6 Saint-Chamond 65 22v - 12d
7 Nancy 56 19v - 15d
8 Rouen 50 17v - 17d
9 Evreux 48 16v - 18d
10 Denain 48 16v - 18d
11 Aix-Maurienne 45 15v - 19d
12 Vichy-Clermont 42 14v - 20d
13 Nantes 36 12v - 22d
14 Caen 36 12v - 22d
15 Quimper 33 11v - 23d
16 Poitiers 33 11v - 23d
17 Le Havre 30 10v - 24d
18 Charleville-Mézières 18 6v - 28d