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Interview –

Pape Sy : « Clairement l’une des très bonnes expériences de ma carrière »

Vainqueur en 2014 avec Le Mans, l’arrière du BCM est impatient de disputer la Leaders Cup.

Vous venez de vous incliner à domicile contre Strasbourg, une équipe que vous allez retrouver la semaine prochaine au premier tour de la Leaders Cup. Est-ce inquiétant d’avoir perdu cette sorte de répétition générale ?

Ce n’est jamais une bonne chose de perdre mais ce sont deux contextes différents. Maintenant, on se connaît bien puisque ce sera la 3e fois qu’on se joue, dont deux consécutivement. Strasbourg est une équipe en pleine bourre qui joue très bien au basket, donc c’est un tirage difficile pour nous sachant qu’on n’est peut-être pas dans notre meilleure période cette saison. Mais le contexte de la Leaders Cup est différent du championnat, il faut être bon sur un match, la pression est différente.

Strasbourg vous a battu deux fois cette saison, à l’aller et au retour. Tout comme Châlons-Reims qui vous a battu largement il y a deux semaines. Peut-on parler de profils d’équipe qui ne vous réussissent pas ?

Ce sont deux contextes différents. Châlons-Reims est une équipe qui nous a surpris à l’aller et malheureusement, on n’a pas appris de nos erreurs pour le match retour. C’est une équipe qu’on n’a pas jouée de la meilleure manière, même s’ils ont fait deux bons matches aussi. Quant à Strasbourg, c’est une équipe qui joue vraiment bien au basket et qui n’est pas facile à battre cette saison. Mais je pense qu’on a les armes. Je ne dis pas qu’on va forcément gagner mais on a l’équipe pour. Strasbourg, on les a bien embêtés à domicile quand même, même s’ils sont en confiance et donc mettent des gros tirs qui font mal. Mais on a aussi débriefé le match pendant la semaine et on n’a pas respecté à la lettre le plan de jeu qu’on avait défini contre eux. Donc je pense qu’il y a une marge. Il va falloir être précis, intense, parce que c’est une équipe qui joue très bien ensemble, qui lit bien le jeu de l’adversaire et qui te sanctionne en cas d’erreur.

Gravelines-Dunkerque reste sur trois défaites lors des 4 derniers matches de championnat (contre Limoges, Châlons-Reims et Strasbourg). Comment expliques-tu ces résultats en baisse ?

Je pense que ça fait partie du rythme d’une équipe sur une saison, il y a forcément des moments de baisse. On était en pleine bourre jusqu’au mois de janvier et là on commence un peu plus doucement. Il n’y a pas de cassure, je pense qu’il faut essayer de se rassurer en reprenant nos principes et en étant précis dans notre défense parce que c’est notre force. On a un peu plus de mal sur ce début d’année, notamment, les débuts de matches et c’est ça qui nous met dedans.

Vous aviez une excellente défense depuis le début de saison mais sur ces trois défaites, vous avez été coupables de largesse défensive en première mi-temps : 42 points encaissé en première mi-temps contre Limoges, 53 contre Châlons-Reims, 51 contre Strasbourg : est-ce un problème qui vient de chez vous ou bien est-ce dû au scouting des adversaires, qui avec le temps ont trouvé la faille ?

Les adversaires savent qu’il faut nous agresser dès le départ, prendre l’ascendant dès le début de match pour ne pas se retrouver dedans. Ils essaient de nous impacter dès l’entame et nous on commence plus mollement. Je suis persuadé que les intentions sont bonnes, l’envie de gagner est là, mais on n’a peut-être plus la même intensité, la même concentration. C’est cela qu’il faut corriger. En plus contre Strasbourg, ils savaient qu’on voulait gagner après notre grosse défaite à l’aller chez eux, en plus il y avait le contexte du match de Carnaval. Ils savaient très bien que les premières minutes seraient importantes, avec le risque d’être distancé, pris dans l’euphorie.

« Chaque équipe a sa philosophie, nous on est basé sur la défense »

 

Bien que brillant en attaque, c'est avant tout défensivement que le BCM fait la différence

 

Il y a des équipes comme Chalon-sur-Saône qui parviennent à gagner des matches sur l’attaque, en marquant beaucoup même en encaissant plus de 80 points. Etes-vous capables de gagner sans une grosse défense à Gravelines ?

Chaque équipe a sa philosophie, nous on est basé sur la défense et je suis persuadé que c’est ce qui fait gagner des matches. C’est peut-être plus risqué de tenter de mettre plus de points que l’adversaire. Et si on est là où on en est aujourd’hui, c’est grâce à notre défense. Mais on a l’équipe pour scorer, sauf que ce qui nous met en confiance, nous donne du rythme, c’est de faire du stop. C’est là qu’on fait douter l’adversaire.

Cette mauvaise passe coïncide avec l’arrivée dans le groupe de Tyrone Brazelton, à la place de George Tsintsadze. Individuellement il est plutôt performant (10,4 pts pour 1,6 d’éval en 19 minutes) mais avec lui, vous êtes à 2v-3d en championnat. Est-ce lié ?

Je pense que ça n’a rien à voir. Je suis persuadé que ce sera une plus-value pour nous sur cette deuxième partie de saison parce que c’est un mec intelligent. Outre ses qualités de basketteur, il a été assez intelligent pour s’incorporer dans le collectif sans trop faire de vague. La période dans laquelle on est moins bien coïncide peut-être avec son arrivée mais c’est notre façon d’entamer les matches qui est en cause, pas l’arrivée de Tyrone.

Le point positif c’est que vous n’êtes pas les seuls à lâcher du lest : si Strasbourg, Chalon, Nanterre et Le Mans remontent fort, Villeurbanne perd pas mal de match et Monaco est moins régulier également. C’est ce qui vous permet de ne pas avoir perdu trop de places au classement.

C’est sûr que ça aide de ne pas être décroché par rapport au travail réalisé sur la première partie de saison. Maintenant, il ne faut pas que ça dure trop longtemps. Il y a un gros paquet d’équipes qui peuvent prétendre à beaucoup de choses dans ce championnat et l’important n’est pas de regarder les autres mais nous-mêmes, construire pour retrouver notre rythme. Mais c’est sûr qu’on ne va pas pleurer parce que Villeurbanne et Monaco marchent un peu moins bien.

D’un point de vue personnel, tu affiches de vrais progrès statistiquement parlant : tu scores un peu moins que l’année dernière (11,6 pts contre 12,8 en 2014-15) mais ton évaluation a nettement progressé (de 11,5 à 13,8), au point de figurer à la 4e place des meilleurs Français du championnat. As-tu le sentiment de faire véritablement partie des tous meilleurs joueurs de Pro A cette saison ?

C’est clair que je me sens très bien dans ce collectif, dans mon rôle, c’est vraiment ce que je souhaitais cette saison, de passer un palier en terme de constance et j’ai vraiment le sentiment de le faire. On a des objectifs individuels et collectifs et individuellement, je suis assez satisfait. Je sais qu’il y a encore de la marge mais je pense que ma qualité première est ma polyvalence. J’essaie de m’adapter à ce dont l’équipe a besoin et ça me permet de progresser dans tous les aspects du jeu.

Seul bémol, ton adresse à trois-points en baisse. 30,8%, ce n’est pas terrible pour un arrière. L’an dernier, tu avais commencé très fort dans ce domaine avant de baisser par la suite. Penses-tu que c’est là que se situe tin principal axe de progression ?

Je le travail beaucoup et si j’arrive à être plus régulier à ce niveau, je passerai encore un palier. J’ai essayé de stabiliser mon jeu et j’y arrive, maintenant l’objectif est de stabiliser mon tir. A partir de là, je peux m’ouvrir d’autres perspectives. Je suis quelqu’un qui bosse donc j’espère que ça va payer.

« A Disney, il y a beaucoup d’activité autour de la compétition et il faut faire abstraction de tout ça »

 

En 2014 lors de la victoire du Mans à la Leaders Cup

 

Est-ce un problème technique, de gestuelle de tir ou plutôt de sélection d’après toi ?

Il y a peut-être de la sélection et aussi un problème de confiance dans le tir. C’est avec la répétition que ça devient mécanique, machinal mais j’ai bon espoir de devenir constant à ce niveau-là. J’ai réussi à progresser dans d’autres domaines donc il n’y a pas de raison que je n’y arrive pas à trois-points.

Revenons à la Leaders Cup, qui aura lieu la semaine prochaine. C’est une compétition que tu as gagnée avec Le Mans il y a deux ans. D’après toi, quelles sont les clés pour remporter une telle compétition, concentrée sur trois jours ?

Je crois qu’il faut se mettre dans une bulle collectivement, c’est le plus important. Parce que mine de rien, c’est sympa, c’est à Disney, on retrouve des anciens coéquipiers, des gens de la famille d’autant que j’ai vécu en région parisienne. Il y a beaucoup d’activité autour de la compétition et il faut faire abstraction de tout ça. Après, il faut aussi être intense, jouer possession par possession. La pression est différente parce que c’est gagner ou rentrer à la maison, c’est une adrénaline encore supérieure au championnat. Ensuite, il faut aussi gérer la récupération parce qu’on joue tous les jours. En tout cas, moi j’apprécie vraiment, c’est clairement l’une des très bonnes expériences de ma carrière.

Avec dix vrais joueurs pro, ce qui n’est pas le cas de toutes les équipes présentes à Disneyland Paris, Gravelines-Dunkerque a clairement un avantage pour ce type de compétition, non ?

C’est clair, les coaches savent très bien que c’est épuisant de jouer trois matches en trois jours donc quand tu as la chance d’avoir un effectif étoffé comme le nôtre, tu pars avec un avantage. Et les joueurs aussi sont conscients de ça individuellement, tu sais très bien que tu ne vas pas jouer 40 minutes aujourd’hui. Donc tu rentres sur des séquences souvent plus courtes qu’en championnat mais tu es à 200% à chaque fois. C’est clairement un avantage d’être nombreux mais encore faut-il passer le premier match.

Avant cela, vous allez recevoir Le Havre en championnat ce week-end. C’est ton club formateur mais aussi un club qui vit un véritable calvaire cette saison, avec une seule victoire en 19 journées et qui aura bien du mal à se sauver. Forcément, tu vas jouer cette équipe pour la battre mais on imagine que pour toi, ce ne doit pas être simple de voir le STB dans cette position.

Clairement, ça fait quelque chose. Moi qui ai connu tous les dirigeants là-bas, qui ai grandi et devenu pro là-bas… On savait que c’était un club à petit budget, qui tous les ans se bat pour le maintien et tous les ans on était surpris. Quelque part, j’avais envie que la magie continue. Alors la saison n’est pas terminée bien sûr mais la dynamique n’est clairement pas la même. Ce qui est triste pour eux, c’est qu’ils arrivent à gagner des matches en coupe d’Europe, en championnat ils perdent souvent de 2, 3 points, nous on ne les a battus en Coupe de France que d’un point. Peut-être qu’ils sont derniers mais ce n’est pas une équipe facile à battre ! Alors avec Gravelines, je vais jouer pour gagner mais ça fait un pincement au cœur quand même. En plus on a déjà joué deux fois là-bas, j’ai revu les gens… Ca fait quelque chose.

par LNB

Betclic Game Center

Calendrier Pro A

Équipe domicile Score Équipe extérieur
02 décembre (11ème journée)
71 – 63 Cholet
LNB TV
88 – 85 Chalon/Saône
LNB TV
76 – 74 Dijon
LNB TV
70 – 60 Châlons-Reims
LNB TV
03 décembre (11ème journée)
72 – 69 Limoges
LNB TV
67 – 70 Antibes
LNB TV
46 – 72 Le Mans
LNB TV
04 décembre (11ème journée)
83 – 98 Paris-Levallois
LNB TV
05 décembre (11ème journée)Pariez
20:30 Strasbourg
09 décembre (12ème journée)Pariez
20:00 Gravelines-Dunkerque

Classement Pro A

PROA – Classement à la 11ème journée
Pos Équipe % Victoire Résultats
1 Monaco 82 9v - 2d
2 Nanterre 80 8v - 2d
3 Chalon/Saône 73 8v - 3d
4 Pau-Lacq-Orthez 73 8v - 3d
5 Le Mans 55 6v - 5d
6 Paris-Levallois 55 6v - 5d
7 Lyon-Villeurbanne 55 6v - 5d
8 Strasbourg 50 5v - 5d
9 Gravelines-Dunkerque 46 5v - 6d
10 Hyères-Toulon 46 5v - 6d
11 Limoges 46 5v - 6d
12 Châlons-Reims 46 5v - 6d
13 Dijon 37 4v - 7d
14 Antibes 37 4v - 7d
15 Orléans 37 4v - 7d
16 Le Portel 37 4v - 7d
17 Cholet 37 4v - 7d
18 Nancy 19 2v - 9d

Classement Pro B

PROB – Classement à la 8ème journée
Pos Équipe % Victoire Résultats
1 Fos-sur-Mer 100 8v - 0d
2 Charleville-Mézières 75 6v - 2d
3 Roanne 63 5v - 3d
4 Nantes 63 5v - 3d
5 Denain 63 5v - 3d
6 Lille 63 5v - 3d
7 Saint-Quentin 63 5v - 3d
8 Vichy-Clermont 50 4v - 4d
9 Bourg-en-Bresse 50 4v - 4d
10 Le Havre 50 4v - 4d
11 Boulazac 38 3v - 5d
12 Poitiers 38 3v - 5d
13 Saint-Chamond 38 3v - 5d
14 Aix-Maurienne 38 3v - 5d
15 Evreux 38 3v - 5d
16 Boulogne-sur-Mer 25 2v - 6d
17 Blois 25 2v - 6d
18 Rouen 25 2v - 6d

Programmes TV

  • PROA J11 : Nanterre 92 - SIG Strasbourg

    sur SFR Sport 2

  • PROA J12 : Elan Chalon/Saône - ASVEL Lyon-Villeurbanne

    sur SFR Sport 2

  • PROA J12 : Nanterre 92 - EB Pau-Lacq-Orthez

    sur SFR Sport 2

  • PROA J12 : Antibes Sharks - Paris-Levallois

    sur SFR Sport 2

  • PROA J13 : ASVEL Lyon-Villeurbanne - Cholet Basket

    sur SFR Sport 2

  • PROA J13 : Paris-Levallois - Nanterre 92

    sur SFR Sport 2