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Antoine Diot au firmament

MVP de la Leaders Cup le week-end dernier à Disneyland Paris, Antoine Diot (1,92 m, 26 ans) joue cette saison le meilleur basket de sa carrière.

Il fallait en choisir un, mais ce ne pouvait être que lui. Meilleur scoreur, passeur et plus grosse évaluation de son équipe sur l’ensemble des trois jours (13,3 points, 4,3 rebonds, 6,7 passes pour 16,7 d’évaluation), Antoine Diot a survolé la compétition de bout en bout à la Disney Events Arena. Son impact chiffré parle de lui-même mais, plus encore que ces statistiques, c’est son punch et sa volonté qui ont permis à la SIG de récolter ce trophée tant convoité. Car au sein d’une équipe alsacienne loin d’être à la fête offensivement sur ce tournoi, c’est avant tout par la défense et la hargne que ce titre a été obtenu et, dans ce domaine, Antoine Diot s’est montré remarquable, notamment en demi-finale contre Dijon, match finalement arraché en prolongation par Strasbourg.

« C’est lui qui le premier a rassemblé son équipe, suivez mon étendard et vous verrez, on va y aller dans cette finale », savourait Vincent Collet, son entraîneur à la SIG mais aussi en équipe de France. « Il faut avoir les capacités à le faire. » « C’est parce que je me sens bien dans cette équipe », commentait pour sa part l’intéressé une fois le trophée en poche, tout en modestie. « On a vraiment un jeu collectif et ce soir (contre Le Mans) ce n’est pas moi qui met les shoots difficiles. Donc il y a ce titre personnel, ça fait toujours plaisir, mais il passe au second plan parce que c’est vraiment une victoire d’équipe. »

Il n’empêche, dans cette équipe de Strasbourg que l’on annonce parmi les favoris cette saison, Antoine rayonne, comme jamais durant sa carrière.

Fer de lance de la génération 88-89

 

Antoine Diot fut l'homme de la compétition à Disneyland Paris

 

Natif de Bourg-en-Bresse, dans l’Ain, Antoine Diot a rapidement fait figure de leader de sa génération. Passé par l’INSEP et les équipes de France de jeunes, il fut, avec Edwin Jackson et Nicolas Batum, l’un des fers de lance de la fameuse génération 88-89, multi-médaillée sur la scène européenne et mondiale au milieu des années 2000.

Convoité par une grosse partie du basket français, c’est au Mans, sous les ordres de Vincent Collet qu’il va faire ses début professionnels et découvrir dès ses 18 ans l’Euroleague, soit le plus haut niveau européen. Mais malgré plusieurs titres (Coupe de France et Semaine des As en 2009) et une sélection en équipe de France senior dès 2009, sa carrière va être marquée par plusieurs revers, comme ces problèmes chroniques au dos qui vont l’handicaper deux saisons durant, lui faisant au passage manquer le mondial 2010 et l’Euro 2011.

Soucieux de quitter son cocon manceau et de se relancer définitivement, il signera au Paris-Levallois à l’été 2012 où, malgré une victoire en Coupe de France et des statistiques plutôt flatteuses (13,1 pts, 3,1 rbds, 3,9 pds, 15,1 d’éval), sa saison est plombée par la non qualification en playoffs du PL après une phase retour catastrophique, contre laquelle il ne peut rien. A la fin de l’exercice, il choisit alors Strasbourg où officie son mentor, Vincent Collet.

« Il est 20% plus fort que l’an passé. » Vincent Collet

 

Antoine a marqué plusieurs gros shoots importants cette saison avec Strasbourg

 

Bien installé dans la rotation de l’équipe de France, avec laquelle il remporte l’or européen à l’été 2013, Diot débute sa première saison alsacienne sur le banc en raison d’une vilaine entorse contractée avec les Bleus. Ce qui ne l’empêchera pas de terminer MVP français de l’année même si, pour Vincent Collet, cette distinction ne reflète pas l’entièreté de sa saison.

« Je pense qu’il a vraiment progressé cette année par rapport à l’année dernière et je pense que son titre de MVP l’an passé, il l’a dû à ses trois derniers mois de saison », résume l’entraîneur. « Il avait eu une entame de saison pas terrible on va dire, il avait mis pratiquement un mois et demi, deux mois à revenir et il avait fini en boulet de canon. Par contre l’an dernier ce qui le caractérisait en Euroleague, c’est que son évaluation était très moyenne. Cette année il a été depuis le début de saison meilleur en Eurocup qu’en championnat, alors que le niveau est plus fort. »

Malgré l’élimination de la SIG au Last 32, Diot fut effectivement remarquable sur la scène européenne (16,9 d’éval) avec quelques très grosses fins de match comme ce buzzer beater victorieux à Bonn. « Pour moi ça situe le niveau d’un joueur », poursuit Collet. « Cette année il a été beaucoup plus régulier, pour moi il est 20% plus fort que l’an passé. »

Diot, symbole de la « French Team » alsacienne

 

Une équipe très française et qui gagne

 

Si ce trophée de MVP de la Leaders Cup symbolise le niveau d’Antoine Diot aujourd’hui, il récompense aussi le travail effectué par Strasbourg depuis plusieurs saisons sous la houlette du binôme Martial Bellon/Vincent Collet. Souvent en finale mais jamais gagnante (championnat 2013 et 2014, Leaders Cup 2013), la SIG vient enfin de décrocher un trophée à Disneyland Paris, le premier depuis le titre de champion de France de 2005. De quoi montrer, enfin, que le pari d’une équipe à forte identité française (Diot, Leloup, Lacombe, Traoré, Toupane, Fofana, Duport) pris par le club alsacien pouvait aboutir à des succès, ce qui n’a pas toujours été si évident.

« Quand on fait le trou ce soir dans le 3e quart temps (en finale face au Mans), regardez qui il y avait sur le terrain, il y avait 5 français », relève Vincent Collet. « Je ne cache pas que je suis assez fier de ça, pas fier, ce n’est pas le mot, mais ça me fait plaisir parce que je me pose beaucoup de question comme tout le monde et je vous avoue que mardi dernier contre Saint-Pétersbourg, ce sont des pensées autres que j’avais. Je me demandais si on pouvait y arriver avec une ossature française. Je pense que là, on a au moins cette récompense-là. »

Encore en lice en Coupe de France et en championnat de Pro A, dont elle occupe seule la première place, cette SIG n’a peut-être pas fini de ramener des trophées d’ici la fin de la saison. Surtout si Antoine Diot continue d’évoluer à ce niveau.

par LNB
Source: LNB

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Calendrier Pro A

Équipe domicile Score Équipe extérieur
20 janvier (17ème journée)
80 – 72 Gravelines-Dunkerque
LNB TV
67 – 91 Cholet
LNB TV
89 – 88 Pau-Lacq-Orthez
LNB TV
87 – 83 Chalon/Saône
LNB TV
102 – 85 Hyères-Toulon
LNB TV
21 janvier (17ème journée)
99 – 69 Monaco
LNB TV
22 janvier (17ème journée)
82 – 72 Le Mans
LNB TV
26 janvier (18ème journée)Pariez
20:00 Boulazac
20:30 Strasbourg
27 janvier (18ème journée)Pariez
18:30 Limoges

Classement Pro A

PROA – Classement à la 17ème journée
Pos Équipe % Victoire Résultats
1 Monaco 77 13v - 4d
2 Limoges 65 11v - 6d
3 Le Mans 65 11v - 6d
4 Strasbourg 65 11v - 6d
5 Nanterre 59 10v - 7d
6 Bourg-en-Bresse 59 10v - 7d
7 Lyon-Villeurbanne 53 9v - 8d
8 Cholet 53 9v - 8d
9 Le Portel 48 8v - 9d
10 Dijon 48 8v - 9d
11 Gravelines-Dunkerque 48 8v - 9d
12 Levallois 48 8v - 9d
13 Châlons-Reims 42 7v - 10d
14 Antibes 42 7v - 10d
15 Pau-Lacq-Orthez 42 7v - 10d
16 Hyères-Toulon 36 6v - 11d
17 Boulazac 30 5v - 12d
18 Chalon/Saône 24 4v - 13d

Classement Pro B

PROB – Classement à la 15ème journée
Pos Équipe % Victoire Résultats
1 Orléans 94 14v - 1d
2 Lille 80 12v - 3d
3 Blois 80 12v - 3d
4 Roanne 74 11v - 4d
5 Fos-sur-Mer 74 11v - 4d
6 Nancy 67 10v - 5d
7 Saint-Chamond 67 10v - 5d
8 Rouen 54 8v - 7d
9 Denain 47 7v - 8d
10 Caen 47 7v - 8d
11 Nantes 40 6v - 9d
12 Evreux 34 5v - 10d
13 Aix-Maurienne 34 5v - 10d
14 Vichy-Clermont 34 5v - 10d
15 Poitiers 27 4v - 11d
16 Le Havre 22 3v - 11d
17 Charleville-Mézières 15 2v - 12d
18 Quimper 14 2v - 13d