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Interview Grand Format Pro B –

Laurent Pluvy (coach de Roanne) : « Nos joueurs majeurs ne sont pas des croqueurs ! »

La Chorale, en perdant hier soir à Saint-Chamond, a minimisé ses chances de montée directe. Passionnant entretien avec Laurent Pluvy, le coach...

Invaincus depuis début février et 9 matches (avant sa défaite d’hier soir à saint-Chamond), Laurent Pluvy et la Chorale de Roanne dispute à Blois et Orléans la montée directe. Long entretien avec le coach d’une équipe qui est la sensation de cette deuxième partie de saison…

Récemment, dans Soir de Match, nous écrivions que vous viviez, cette saison, l’exact inverse de l’an passé, quand vous aviez sur-dominé la préparation et les matches amicaux avant de perdre votre rythme en début de championnat. On se trompe ?

Oui et non. En tous cas, on ne se pose pas cette question là. De toutes façons, les objectifs de la saison dernière et ceux de celle en cours ne sont pas du tout les mêmes. L’an passé, nous avions des joueurs sous contrat, et on a tenté de construire l’équipe la plus cohérente possible par rapport au moment, disons, qu’était en train de vivre le club. C’était difficile, avec encore des dettes au niveau du club. Il nous fallait donc restaurer l’image du club, faire jouer les jeunes et donner du plaisir au gens pour leur faire reprendre le chemin de la Halle Vacheresse. Cette année, nous avions plus d’ambition, en ayant construit l’équipe avec beaucoup moins de contraintes. Donc, difficile de se calquer par rapport à notre parcours 2016-17… Et puis, j’ai aussi un vécu dans le club que je n’avais pas du tout l’an dernier. Donc, les besoins comme les attentes ne sont pas les mêmes. Beaucoup de choses ont changé…

Là, vous restez sur une impressionnante série de 9 victoires consécutives (cet entretien a eu lieu avant le match Saint-Chamond-Roanne du week-end dernier) par un écart moyen de +21,75 points. Qu’est-ce qui a changé depuis début février à la Chorale ?

Déjà, nous avons récupéré l’intégralité de l’effectif, puisque ce n’était pas le cas avant en ayant joué toute la première partie de saison avec un étranger en moins, soit David Jackson (10 matches de championnat manqués, ndlr) soit Jayson Williams (4). Et puis, l’été dernier, très vite après l’arrivée de Nikola Jeftic (5 pts et 2,8 rbds de moyenne lors des matches aller, ndlr), on a compris que l’on ne pourrait pas atteindre nos objectifs avec ce garçon-là. Mais on a aussi décidé qu’on ne bougerait pas avant un moment sur ce dossier. On a donc tenu la route avec ce groupe-là, jusqu’à la trêve de février. Puis, à un moment, on a recherché le bon moment pour recruter puis intégrer la pièce manquante de l’effectif. On savait qu’on manquait de verticalité et de puissance à l’intérieur, donc qu’il fallait qu’on trouve de quoi bonifier ce groupe là. Et quand on a changé l’effectif en février, puis récupéré tous les blessés au même moment, nous avons eu la chance d’avoir la trêve causée par la Leaders Cup et la fenêtre internationale pour bien travailler. Le groupe s’entendait très bien et a donc accueilli les deux nouveaux - Ben Mbala et Amadou « Roger » Aboubacar-Zaki. Ben est Camerounais et parle donc parfaitement français, ce qui a aidé aussi. Eux se sont mis très vite au diapason, avec des qualités indéniables et en comblant vraiment des besoins de l’équipe. Cela nous a permis de retrouver un peu de l’alchimie qu’on avait par moment perdu. Mais avec cet effectif réduit et les blessures, on avait quand même effectué une première partie de saison intéressante.

Cette série correspond aussi au remplacement de Nikola Jeftic par le très surprenant Ben Mbala (2,02 m, 22 ans, ailier fort). Il a connu un parcours atypique et est très méconnu. Pouvez-vous nous parler un peu de lui ?

On nous a proposé Ben début janvier, à Raphaël (Gaume) et moi. On l’a regardé quelques semaines en vidéo. Il ne correspondait pas forcément au profil défini au départ, parce qu’on souhaitait un garçon qui ait de la taille au départ. Et des références aussi… Et puis on s’est décidé à le prendre parce qu’il avait quand même des caractéristiques correspondant bien à la Pro B. La seule inconnue, c’était sa jeunesse et la difficulté à le juger sur la foi de matches aux Philippines ou au Mexique, pas simples à évaluer… Mais on avait senti quelque chose d’intéressant chez lui, sur l’attitude notamment. Comme il parle français, tu peux aussi mieux juger de l’état d’esprit du garçon quand tu l’as au téléphone. Après, aux Philippines ou ailleurs, les qualités de basketteur se voient quand même. Sa jeunesse permettait de le voir arriver sans que ça ne bouscule trop la hiérarchie de l’équipe. Et puis nous avions les joueurs d’expérience – français comme étrangers - pour le mettre à l’aise. Je crois qu’il est tombé dans la bonne équipe avec les bons bonhommes pour le faire progresser. Et en retour, lui a connu une évolution, en seulement 15 jours ou 3 semaines, impressionnante, en terme de maîtrise de jeu. Car au début, il était quand même bien foufou !

Ben Mbala, la bonne surprise de la Chorale

Aujourd’hui, n’est-ce pas d’avoir tenu la route malgré la longue blessure de David Jackson, votre leader offensif, qui a créé l’assise de l’équipe ?

C’est sûr que cela nous a donné énormément de confiance. En gagnant des matches sans son arme maîtresse, son scoreur, car David avait effectué une préparation incroyable, l’équipe a grandi. Par moment, en novembre et décembre, l’enchaînement des matches nous a coûté quelques défaites, parce que le groupe n’en pouvait plus physiquement. Parce que nous n’étions pas assez nombreux et que nos jeunes, certes progressaient, mais ne pouvaient pas encore assumer ce qu’ils assument mieux aujourd’hui. Donc, tenir le cap sans David, alors qu’on avait construit l’équipe avec seulement 7 vrais pros et 3 jeunes, ça construit un socle de confiance.

En attaque, les responsabilités sont très réparties, avec une rotation à 9 et 8 joueurs entre 7 et 15 points de moyenne…

Tous les joueurs référencés ont des stats et des performances parfaitement conformes à ce qu’on attendait d’eux. Et puis on a des jeunes qui ont franchi un vrai cap cette année, comme Thomas Ville (1,90 m, 22 ans, 7 point et 10,1 d’éval moyenne, ndlr) et Pierre Brun (2,08 m, 21 ans, auteur de 12 puis 17 points récemment contre Blois puis Fos). Je n’oublie pas non plus Matthieu Brun (1,99 m, 19 ans), qui nous a énormément aidé pendant l’absence de David Jackson. Et aujourd’hui, personne ne peut laisser Pierre Brun tout seul, sinon il peut vous mettre 15 points. Au Havre, il est blessé. Je le fais rentrer un petit peu et, dès son entrée, il nous plante deux paniers à trois-points. C’est un joueur, comme Thomas (Ville), qui a pris une nouvelle dimension. Et même Roger (Zaki, 2,15 m, 30 ans), si vous le laissez seul, il va vous faire mal. Donc, oui, on présente un danger permanent sur tous les postes et c’est sans doute ce qui fait notre force. Et puis, nous avons beaucoup de cohésion, avec chacun qui donne pour l’équipe. On a des joueurs majeurs qui ne sont pas des croqueurs, comme on dit. Ils ont toujours été dans des équipes qui gagnaient à ce niveau et avec des rôles importants. C’est ce qui fait qu’on a un bon partage des responsabilités et du temps de jeu.

L’équipe s’appuie aussi sur beaucoup de joueurs ayant une vraie expérience de la Pro B. Est-ce capital pour monter ?

C’est ce qu’on s’est dit l’été dernier en tous cas. L’an dernier, nous avions une belle équipe, mais très jeune. Et il nous a manqué de la stabilité dans les moments importants des rencontres. Cette saison, avec Robert (Nyakundi), David (Jackson), Alexis (Tanghe) ou Jayson Williams. Aucun d’entre-eux n’est hyper flamboyant, mais partout où ils sont passés ils ont gagné, en produisant des stats tout à fait correctes. Mis bout à bout, on savait qu’on avait assemblé des joueurs qui savaient ce qu’il fallait faire pour réussir dans cette division. J’avais aussi tablé sur la cohésion de nos Français, puisque j’avais eu Mathis (Keita) à Evreux, Clément (Cavallo) ici l’an dernier. Avec Alexis, ils se sont connus et vraiment appréciés avec l’équipe de France A’. Alexis avait joué avec David à Boulazac, Clément avec Robert au HTV. On avait donc une connexion entre beaucoup de joueurs. Et comme ce sont des mecs bien, l’alchimie a pris.

Généralement, on a beaucoup vanté votre coaching, notamment lors de votre saison à Evreux, au niveau du beau jeu offensif déployé. Mais cette saison, même si Roanne est performant en attaque, la Chorale dispose aussi de la meilleure défense. Un changement de philosophie chez vous ?

Non, mais on voulait surtout équilibrer la balance, parce que pour jouer le haut du tableau, il faut être bon des deux côtés du terrain. On avait une propension à jouer et faire jouer. Moi, j’adore faire le spectacle et laisser pas mal de libertés offensives. Mais c’était aussi une nécessité pour Roanne après quelques années difficiles, pour que les gens retrouvent le chemin de la salle. C’est aussi pour ça que la Chorale est venue me chercher il y a deux ans. L’an dernier, on avait réussi à être excellents en attaque mais… disons très permissifs en défense (il rit). Là, on savait que si on voulait aller loin, il nous fallait de la dureté et on a pris des profils qui étaient capables de ça. Mathis, je connaissais ses qualités depuis Evreux. Pour Alexis, on le savait aussi. David et même Jayson ne rechignent pas à défendre. Trouver le bon équilibre était une volonté, oui, même si on ne s’attendait pas forcément à être la meilleure défense de Pro B. Après, les gars se sont pris au jeu. Et puis, on n’a pas de failles criantes, comme un déficit de taille sur un poste précis ou un joueur pas assez mobile. Et quand tu ne peux pas être dominé individuellement sur chaque poste, ça te permet de construire un bloc défensif plus cohérent et proposer plusieurs types de défenses, ce qui est toujours intéressant.

Vous avez l’avantage sur Blois dans les confrontations directes et ce fameux -1, à Orléans. Est-ce que la montée directe risque de se jouer, le 3 mai, avec la réception de l’OLB ?

Bah… Si Blois ne perd pas, ils seront en Pro A. Et ils n’ont pas l’intention de le faire. Ils ne perdent pas contre les petits, puisque sur leurs 5 défaites, ils en ont 2 contre nous, une à Orléans, à Lille et à Saint-Chamond. Ils ne font pas de faux pas. S’ils font 8 sur 8, ils seront en Jeep® ÉLITE. (Ils reste à Blois deux déplacements « délicats », à Nancy et Fos lors des 32e et 34e journées, ndlr). Alors, face à Orléans, ce sera un match important, oui, mais on reste dépendants des loupés éventuels de nos adversaires. Mais surtout, il faut continuer notre sans-faute, comme on le fait depuis deux mois. Mais c’est une dynamique difficile à maintenir. Il peut se passer encore beaucoup de choses sur ces derniers 2 mois environ. Nous n’avons aucun droit à l’erreur ni notre destin entre nos mains. Donc, on essaie de continuer à mettre la pression sur Blois et Orléans jusqu’au bout, mais dans nos têtes, nous sommes préparés à mener une grosse bataille lors des Playoffs. Après, si on monte direct, c’est super, on prend ! Mais dès le départ, l’idée était d’arriver en postsaison avec la meilleure équipe possible. C’est pour ça qu’on s’est gardé un petit pécule pour bonifier le groupe au fil de la saison. On arrive en forme, avec une belle dynamique, mais on reste malgré tout perfectible parce que ce groupe ne vit ensemble que depuis deux mois et qu’on a encore des choses sur lesquelles progresser.

A votre arrivée, le président avait annoncé un plan sur 3 ans pour remonter et restructurer le club. Pensez-vous Roanne prêt, dès la saison prochaine, pour retrouver la Jeep® ÉLITE ?

Il faut le demander au président, mais dans les structures, nous sommes équipés comme une équipe de Pro A. Sur le plan financier, nous sommes beaucoup mieux. Donc, évidemment, le club a envie de retrouver l’élite. Si ça vient dès cette année, c’est top, mais sinon, on reprendra le travail pour réaliser cet objectif qui était de monter en trois ans… Rien ne sera simple, mais oui, côté structures, nous ne sommes pas moins bien qu’un HTV, qu’un Boulazac, qui sont montés récemment. Le club est solide, oui, je pense. C’est l’envie de tous en tous cas. Mais nous ne sommes pas les seuls à en avoir envie et à être outillés pour monter !

Vous êtes un ancien international, qui a quand même réalisé de belles choses à Saint-Vallier, Evreux puis Roanne depuis bientôt 10 ans. Mais pour coacher en Jeep® ÉLITE, il faut finalement monter avec son club, les présidents de l’élite se montrant plutôt conservateurs…

Oui, ou alors être assistant et avoir la chance – si je puis dire – que le head-coach se fasse couper, malheureusement pour lui. Il y a pas mal de jeunes coaches qui y sont parvenus ainsi, en prenant la place en cours de saison d’un coach référencé. Mais on est aussi passé à un nouveau cycle, avec beaucoup de grandes figures qui se sont retirées. Mais c’est vrai qu’il n’est pas évident que les présidents prennent le risque en dehors d’un mauvais concours de circonstances. Si je prends l’exemple de Freddy Fauthoux, si Antoine (Rigaudeau) ne se loupe pas, pas sûr qu’un club lui aurait offert la possibilité de coacher directement en Jeep® ÉLITE. On est donc bien obligé d’en passer par les divisions inférieures. Mais c’est aussi hyper formateur d’apprendre le métier en N1 ou en Pro B. Coacher, gérer des mecs, maîtriser l’entourage, ce n’est pas non plus si simple que ça ! Cela s’apprend. Partout, les attentes sont fortes. Alors, sommes nous condamnés à ça, je n’en sais rien. Moi, c’est mon parcours et il me convient bien.

Se profile ce week-end un derby face à Saint-Chamond. Entre Ligériens, quand un club joue la montée, un derby, est-ce que ça s’achète ? (rappel : l'entretien a bien sûr eu lieu avant le match d'hier soir)

La preuve que non ! Pour le moment, on n’y arrive vraiment pas contre eux ! Dans les confrontations amicales ou en Leaders Cup, il n’y a pas de souci, mais en championnat, pour l’instant, ils ont eu la mainmise (2-0 en Leaders Cup mais 0-3 en Pro B sur les deux dernières saisons, ndlr). Je ne sais pas s’il y a blocage psychologique, mais je crois surtout qu’ils abordent ces rencontres dans un état confortable, en étant le Petit Poucet. Ils se complaisent là-dedans, sans pression, à vouloir nous faire déjouer. Et à chaque fois, ils s’y prennent très, très bien. Là, on va essayer de changer cette dynamique à Saint-Chamond. En terme d’image, c’est vrai que ce n’est pas top. On ne peut pas continuellement se faire battre par une équipe qui, normalement, dispose de moins de moyens que nous et qui est récent à ce niveau. Cela fait désordre, c’est vrai, et là, il faut qu’on arrive à changer ça.

 

Pro B - 28e journée

Roanne et sa bête noire de voisine…

Comme Laurent Pluvy l’a signalé dans l’interview par ailleurs, la Chorale, en Championnat, n’y arrive pas face à ses voisins de Saint-Chamond. Et même si Roanne arrivait lancé en « Sud-Loire », par une superbe série de 9 victoires consécutives depuis le 6 février, ce derby face aux « Petits Poucets » de Saint-Chamond s’annonçait piégeux. Car si la Chorale a dominé cinq fois – ces deux dernières saisons -, le SCBVG en amical (3 victoires) ou en Leaders Cup (2 succès), elle s’est avérée incapable de s’imposer lors des trois matches de Pro B disputés depuis l’été 2016. La saison dernière, les joueurs d’Alain Thinet s’étaient imposés à Saint-Chamond (+5), puis à Roanne (+7) lors de l’avant dernière journée, alors qu’au surlendemain du dernier Noël, Saint-Chamonais, appelés également les Couramiauds, l’avaient emporté à domicile (72-69). Une tendance à vite inverser si la Chorale veut se donner toutes les chances de rattraper Blois pour la montée directe… Malheureusement, hier soir, alors que Blois (à Quimper) et Orléans (à Evreux) se sont tous deux imposés, Roanne est une nouvelle fois tombé à Saint-Chamond (78-71) et pointe maintenant à deux longueurs de l’ADA.

Les matches de ce soir

Samedi 14 avril (20h)

Le Havre – Lille

Nancy – Charleville-Mézières

Déjà joués

Vendredi 13 avril

*Aix-Maurienne bat Nantes                                                 65-52

*Caen bat Denain :                                                             102-69

Orléans bat *Evreux :                                                           85-68

*Poitiers bat Fos-sur-Mer :                                                  66-65

Blois bat *Quimper :                                                             99-80

*Saint-Chamond bat Roanne :                                             78-71

*Rouen bat Vichy-Clermont :                                            101-92

par LNB

Betclic Game Center

Calendrier Pro A

Équipe domicile Score Équipe extérieur
05 juin (Jeep ÉLITE - Playoffs)
80 – 60 Strasbourg
LNB TV
06 juin (Jeep ÉLITE - Playoffs)
76 – 71 Monaco
LNB TV
07 juin (Jeep ÉLITE - Playoffs)
82 – 89 Strasbourg
LNB TV
08 juin (Jeep ÉLITE - Playoffs)
83 – 94 Monaco
LNB TV
09 juin (Jeep ÉLITE - Playoffs)
79 – 85 Le Mans
LNB TV
13 juin (Jeep ÉLITE - Playoffs)
81 – 77 Le Mans
LNB TV
15 juin (Jeep ÉLITE - Playoffs)
77 – 87 Le Mans
LNB TV
18 juin (Jeep ÉLITE - Playoffs)
84 – 72 Monaco
LNB TV
20 juin (Jeep ÉLITE - Playoffs)
69 – 78 Monaco
LNB TV
24 juin (Jeep ÉLITE - Playoffs)Pariez
18:30 Le Mans

Classement Pro A

Jeep® ÉLITE – Classement à la 34ème journée
Pos Équipe % Victoire Résultats
1 Monaco 74 25v - 9d
2 Strasbourg 71 24v - 10d
3 Le Mans 62 21v - 13d
4 Limoges 59 20v - 14d
5 Dijon 59 20v - 14d
6 Lyon-Villeurbanne 56 19v - 15d
7 Nanterre 56 19v - 15d
8 Pau-Lacq-Orthez 53 18v - 16d
9 Bourg-en-Bresse 50 17v - 17d
10 Levallois 48 16v - 18d
11 Le Portel 48 16v - 18d
12 Chalon/Saône 45 15v - 19d
13 Gravelines-Dunkerque 45 15v - 19d
14 Châlons-Reims 45 15v - 19d
15 Cholet 42 14v - 20d
16 Antibes 39 13v - 21d
17 Boulazac 36 12v - 22d
18 Hyères-Toulon 18 6v - 28d

Calendrier Pro B

Équipe domicile Score Équipe extérieur
27 mai (PROB-Playoffs Accession)
60 – 73 Fos-sur-Mer
LNB TV
28 mai (PROB-Playoffs Accession)
77 – 76 Orléans
LNB TV
30 mai (PROB-Playoffs Accession)
85 – 86 Rouen
LNB TV
02 juin (PROB-Playoffs Accession)
83 – 36 Lille
LNB TV
79 – 75 Rouen
LNB TV
04 juin (PROB-Playoffs Accession)
70 – 92 Fos-sur-Mer
LNB TV
77 – 52 Roanne
LNB TV
07 juin (PROB-Playoffs Accession)
71 – 55 Lille
LNB TV
11 juin (PROB-Playoffs Accession)
68 – 72 Fos-sur-Mer
LNB TV
14 juin (PROB-Playoffs Accession)
76 – 70 Roanne
LNB TV

Classement Pro B

PROB – Classement à la 34ème journée
Pos Équipe % Victoire Résultats
1 Blois 80 27v - 7d
2 Roanne 77 26v - 8d
3 Orléans 74 25v - 9d
4 Fos-sur-Mer 71 24v - 10d
5 Lille 68 23v - 11d
6 Saint-Chamond 65 22v - 12d
7 Nancy 56 19v - 15d
8 Rouen 50 17v - 17d
9 Evreux 48 16v - 18d
10 Denain 48 16v - 18d
11 Aix-Maurienne 45 15v - 19d
12 Vichy-Clermont 42 14v - 20d
13 Nantes 36 12v - 22d
14 Caen 36 12v - 22d
15 Quimper 33 11v - 23d
16 Poitiers 33 11v - 23d
17 Le Havre 30 10v - 24d
18 Charleville-Mézières 18 6v - 28d

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