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Jacques Alingue : « Je suis un soldat et j’exécute »

Jacques Alingue (2,01 m, 29 ans) s'est installé parmi les Français qui comptent en Pro A. Le pivot de la JDA se dévoile... en toute humilité.

Jacques Alingue (2,01 m, 29 ans) a joué son 100e match en Pro A ce lundi à Pau. Et a rendu lors de la belle victoire dijonnaise en Béarn (+20 !) une copie dans la droite ligne de son excellent début de saison, avec ses 10 points, 6 rebonds et 16 d’évaluation en seulement 22 minutes. Le pivot de la JDA est le quatrième meilleur français à l’évaluation (14,5) derrière Louis Labeyrie, Boris Diaw et Ousmane Camara. Pas mal pour un joueur issu des playgrounds et ayant pris sa première licence à l'âge de 19 ans, en Nationale 3 à Haguenau en Alsace.

Le « Black Mamba » ne s’imaginait pas jouer un jour au plus haut niveau. Pourtant il a franchi sans encombre tous les paliers jusqu’à la Pro A et en est devenu un joueur référencé. Conscient de lacunes, il a eu l’intelligence de se concentrer sur son registre : défense, course, intensité. Et a pris du galon à Dijon jusqu’à devenir un homme de base de Laurent Legname. Jacques Alingue n’est plus seulement un défenseur redouté, il pèse aussi de l’autre côté du terrain : 9,8 points à 78,2% aux tirs (n°1 de Pro A). Ses performances couplées au bon début de saison de la JDA, troisième ex aequo, pourraient lui offrir sa première sélection au All-Star Game le 29 décembre.

Jacques, vous sortez d’une belle victoire sur le parquet de Pau. Un match que vous avez assommé d’entrée en passant un 24-2 aux Palois lors des huit premières minutes. Tu avais déjà connu ça ?

J’en ai connu des bons débuts de match mais un tel écart c’est une première. Tout nous a souri offensivement et défensivement. On avait mis en place un certain système défensif qui a bien marché. On a respecté les consignes du coach. Ca nous a permis de marquer des paniers faciles en contre-attaques. Et puis Pau n’avait pas d’adresse. C’est un peu des deux.

La JDA est 3e ex aequo avec 5 victoires en 8 journées. 2 de vos 3 défaites ont été concédées sans votre meilleur marqueur, Rasheed Sulaimon, qui a été suspendu. Cela te laisse des regrets, surtout le -2 à Cholet ?

Exactement. Rasheed est l’un des leaders de l’équipe. Son apport aurait été intéressant à Cholet, un match où ça s’est joué à pas grand-chose. Avec lui cela aurait pu passer…

Contre Pau, c’était aussi votre première victoire contre une équipe de la première partie du tableau On peut parler de match référence ?

Définitivement. Le coach nous avait prévenus que ça allait être un bon défi. C’est un match à l’extérieur et depuis le début de la saison on avait un peu de mal à gagner à l’extérieur. On n’avait gagné qu’à Gravelines. Et puis on sait que Pau c’est très fort à domicile. Beaucoup d’équipes vont se casser tomber là-bas. Donc pour toutes ces raisons, pour moi c’est le match référence. Il faut continuer sur ce chemin.

Il va falloir confirmer à l’ASVEL ce week-end après avoir joué à Charleville-Mézières en Coupe de France ce mercredi. Cela fait une grosse semaine…

Oui mais on aime ça. La plupart des joueurs préfèrent jouer que s’entraîner. On est payé pour ça ! Samedi un gros test nous attend. Mais de toute façon on ne sélectionne pas nos matches. La philosophie du coach c’est de jouer tous les matches à fond sur tous les tableaux. On veut gagner tout ce qu’il y a à gagner. A Villeurbanne, on va tout donner pour essayer de gagner.

Cette saison, ton équipe score près de 80 points par match. On n’a pas vu ça à Dijon depuis un paquet d’années. Tu l’expliques comment ? Par le talent des nouveaux ?

Oui, le recrutement a été fait en fonction. Cette année on a beaucoup plus de talent offensif. On met beaucoup de points et avec notre défense collective on arrive à stopper des équipes. On peut encore s’améliorer défensivement parce qu’on est dans la moyenne (75,4 points encaissés, 7e de Pro A). Le coach nous répète souvent qu’offensivement il n’y aura pas de problème, mais que si on veut gagner des matches il faudra défendre.

L’équipe est jeune. Trois de vos étrangers ont entre 22 et 24 ans. En tant que vétéran de l’équipe, à 29 ans, tu essaies d’être plus un leader vocal cette saison ?

C’est clair que je ne suis pas le gars qui va parler en groupe. Je laisse ça au capitaine. J’essaie de parler avec les joueurs de mon poste, notamment Abdou (Loum) ou Steve (Taylor Jr) parce que je sais exactement ce que le coach veut. J’essaie de leur montrer le chemin pour répondre aux attentes du coach. Mon rôle est aussi de montrer l’exemple sur le terrain.

« C'était vraiment une saison galère »


Tu vois cette jeunesse comme un atout ?

C’est un atout mais c’est aussi notre faiblesse. Un atout dans le sens où on est tout le temps à l’écoute. Tout le monde veut apprendre, tout le monde a faim et a envie de gagner. Ca apporte une certaine bonne humeur à l’entraînement. On rigole, on déconne. C’est aussi une faiblesse parce qu’on manque d’expérience et des fois on confond vitesse et précipitation. On est un peu sanguin. Des fois on ne sait pas se contrôler.

C’est ta 4e saison à Dijon, tu es l’un des deux seuls rescapés de la saison dernière avec Axel Julien. Est-ce que tu voulais effacer cette dernière saison ratée (13e, 12v-22d) ?

Effacer ce n’est pas le mot. Je voulais m’en servir pour essayer de progresser. Mon objectif personnel c’était de ne plus jamais revivre une saison comme cela, parce que c’était vraiment une saison galère.

On a l’impression que jusqu’à cette saison, tu as été un peu balloté entre les deux postes 4 et 5.  Or cette année, tu joues 5 et tu es titulaire. Est-ce que cela change ton approche des matches ? Est-ce que cela joue sur ta confiance ?

Commencer sur le banc ou dans le cinq, ça m’est égal. Vraiment. De toute façon, quand je suis sur le terrain, j’essaie d’apporter le maximum que je peux donner. Donc honnêtement ce n’est pas une source de motivation d’être dans le cinq. Moi je suis un soldat, et j’exécute.

Tu ne shootes pas plus que la saison dernière mais la différence ce que tu tournes à presque 80% de réussite aux tirs. Que se passe-t-il ? Tu as décidé de ne rien rater ?

C’est le résultat d’un travail d’équipe. La balle circule mieux. Je ne suis pas le genre de joueur qui va shooter ou qui va dribbler ou pénétrer. Je suis dépendant des autres. Je sais qu’Axel (Julien) me trouve bien. C’est quelqu’un que je connais depuis longtemps. Je jouais déjà contre lui quand j’étais en Pro B. Ca va faire la troisième année que je joue avec lui à Dijon. Forcément des liens se créent et on les ressent sur le terrain. J’ai une très bonne connexion avec lui. On s’entend super bien.

Tu es le quatrième meilleur joueur français de Pro A au classement de l’évaluation. Qu’est-ce que ça te fait d’être entouré par des actuels ou ex-internationaux comme Boris Diaw, Louis Labeyrie, Mike Gelabale, Alain Koffi ?

C’est bien d’être parmi les meilleures évals françaises mais honnêtement je ne regarde pas les stats. Ce n’est pas une priorité. J’essaie d’être le plus performant possible. Je n’essaie pas de me comparer aux autres. Je me compare à moi-même. J’essaie d’apporter le plus à l’équipe pour qu’on gagne des matches. C’est ça l’objectif et pour l’instant ça marche bien donc je ne vais pas changer de mentalité.

 

« Je ne fais pas des choses que je ne maîtrise pas »


Tu as commencé le basket très tard. Il y a quelques années, à Souffel, tu nous avais confié que tu avais un certain retard en termes de technique et de tactique. En quoi le Jacques Alingue de 2017 est différent de celui de 2013 ?

Déjà je me sens plus fort physiquement. Le Jacques de 2017 n’a rien à voir physiquement avec celui de Souffel. J’ai pris quelques kilos. Et j’ai beaucoup appris au niveau de la lecture de jeu auprès de coaches comme Jean-Louis (Borg) et Laurent (Legname). Ca m’a beaucoup aidé. J’arrive à mieux discerner les situations. Je sais ce que le coach attend de moi pour que l’équipe soit la plus performante possible. J’ai pris de l’expérience.

On a l’impression que tu n’essaies jamais de sortir de ton registre…

C’est un peu ma philosophie. C’est ce qui fait ma force. Je ne fais pas des choses que je ne maîtrise pas. J’essaie toujours de rester dans mon registre : courir, défendre, mettre de l’intensité. Le club a l’habitude de me dire : « fais du Jacques Alingue ».

Est-ce que ce bon début de saison ne te donne pas des envies de All-Star Game ?

(Il hésite) C’est une bonne récompense de la mi-saison ou plutôt du tiers de saison. Mais ce n’est pas une fin en soi. L’important c’est d’être le plus régulier possible sur la longueur de la saison, c’’est de voir où j’en suis à la fin de la saison.

Hors terrain, tu as attaqué une école de commerce par correspondance l’année dernière. Est-ce que tu as continué cette année ?

Oui je continue. Je suis des cours de management, gestion et marketing en ligne. C’est une école spécialisée pour les sportifs de haut niveau, le CESNI (Centre d’Etudes des Sportifs Nationaux et Internationaux). Cette année si tout se passe bien, je vais valider mon Bachelor. J’ai diminué un peu mes heures de sieste. Je n’ai presque plus de sieste parce que j’ai des cours l’après-midi. J’essaie de préparer mon après-basket.

Tu parlais de travailler dans le marketing du sport. L’idée fait son chemin ?

Oui, c’est tout à fait le projet. Je préfère commencer maintenant pour ne pas être pris au dépourvu à la fin de ma carrière. Cet été, j’ai fait un stage d’un mois chez Adidas. Ca s’est super bien passé. Ce n’est pas impossible d’allier les études au sport de haut niveau. En plus, mon fils est né donc je peux dire que je ne suis pas vraiment disponible comme avant (rires).

 

Son parcours

2007-09 : Haguenau (NM3) - 2009-10 : Souffelweyersheim (NM2) - 2010-13 : Souffelweyersheim (NM1) - 2013-14 : Souffelweyersheim (Pro B) - 2014-15 : Dijon (Pro A) puis Hyères-Toulon (Pro B) - 2015-18 : Dijon (Pro A).

par LNB
Source: LNB

Betclic Game Center

Classement Pro A

PROA – Classement à la 10ème journée
Pos Équipe % Victoire Résultats
1 Le Mans 80 8v - 2d
2 Monaco 70 7v - 3d
3 Strasbourg 60 6v - 4d
4 Dijon 60 6v - 4d
5 Limoges 60 6v - 4d
6 Lyon-Villeurbanne 60 6v - 4d
7 Nanterre 60 6v - 4d
8 Hyères-Toulon 60 6v - 4d
9 Bourg-en-Bresse 50 5v - 5d
10 Pau-Lacq-Orthez 50 5v - 5d
11 Le Portel 50 5v - 5d
12 Gravelines-Dunkerque 50 5v - 5d
13 Antibes 40 4v - 6d
14 Cholet 40 4v - 6d
15 Châlons-Reims 40 4v - 6d
16 Levallois 30 3v - 7d
17 Chalon/Saône 20 2v - 8d
18 Boulazac 20 2v - 8d

Calendrier Pro B

Équipe domicile Score Équipe extérieur
18 novembre (6ème journée)
86 – 77 Nantes
LNB TV
71 – 73 Rouen
LNB TV
79 – 80 Denain
LNB TV
29 novembre (3ème journée)Pariez
20:30 Denain
01 décembre (7ème journée)Pariez
20:00 Le Havre
20:00 Fos-sur-Mer
20:00 Nancy
20:00 Vichy-Clermont
20:00 Quimper
20:00 Blois

Classement Pro B

PROB – Classement à la 6ème journée
Pos Équipe % Victoire Résultats
1 Orléans 100 5v - 0d
2 Lille 84 5v - 1d
3 Caen 84 5v - 1d
4 Roanne 84 5v - 1d
5 Blois 67 4v - 2d
6 Nancy 67 4v - 2d
7 Fos-sur-Mer 67 4v - 2d
8 Saint-Chamond 50 3v - 3d
9 Vichy-Clermont 50 3v - 3d
10 Le Havre 40 2v - 3d
11 Denain 40 2v - 3d
12 Rouen 34 2v - 4d
13 Nantes 34 2v - 4d
14 Poitiers 34 2v - 4d
15 Quimper 34 2v - 4d
16 Evreux 17 1v - 5d
17 Aix-Maurienne 17 1v - 5d
18 Charleville-Mézières 0 0v - 5d

Matches TV

BILLETTERIE

  • Nanterre
    Limoges

    PROA, 11ème journée

    Le 02 déc. 2017 à 18h30

    A partir de 7€

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  • Hyères-Toulon
    Gravelines-Dunkerque

    PROA, 11ème journée

    Le 01 déc. 2017 à 20h30

    A partir de 10€

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  • Monaco
    Chalon/Saône

    PROA, 11ème journée

    Le 02 déc. 2017 à 17h00

    A partir de 12€

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  • Boulazac
    Strasbourg

    PROA, 11ème journée

    Le 02 déc. 2017 à 20h00

    A partir de 13,80€

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  • Roanne
    Blois

    PROB, 7ème journée

    Le 01 déc. 2017 à 20h00

    A partir de 7€

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  • Lille
    Fos-sur-Mer

    PROB, 7ème journée

    Le 01 déc. 2017 à 20h00

    A partir de 0€

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  • Orléans
    Caen

    PROB, 7ème journée

    Le 02 déc. 2017 à 20h00

    A partir de 0€

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