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Axel Bouteille (Limoges) : aux origines d’un champion

Axel Bouteille (2,00 m, 22 ans), champion de France 2017 avec l’Elan Chalon, a encore franchi un cap sous le maillot du CSP. Nous sommes remontés à ses origines…

En EuroCup contre Krasnodar (photo : Olivier Sarre)

L’histoire commence dans la petite salle d’Aiguebelle en Savoie. Le « tonneau renversé » comme l’appelaient affectueusement les supporters de Maurienne. C’est là, en 1997, que Franck Bouteille décroche le titre de champion de France Pro B avec une bande de copains. Ces années à Maurienne correspondent aux premiers souvenirs d’Axel avec la grosse balle orange. « Oui, j’ai quelques images en tête, comment était la salle, l’ambiance… Mon père nous emmenait partout avec mon frère (Théo, deux ans plus jeune). »

En 1999, la famille Bouteille prend la direction du Var, à Hyères. Franck va poursuivre et terminer sa carrière au HTV en 2007 et Axel prendra sa première licence dans le même club à 4 ans. Le début d’un long bail. « Mes deux gamins ont été bercés dedans », rappelle le père. « Ils venaient voir mes matches. Quand on est monté en Pro A avec Hyères-Toulon (en 2001), ils ont vécu des choses. Je les emmenais à la séance de tirs le samedi matin et parfois à l’entraînement. Ils voyaient l’exigence que ça demandait pour essayer d’arriver au haut niveau. » « Dès que je n’avais pas école, j’allais avec lui, je regardais les entraînements. J’ai toujours fait ça au HTV », reprend Axel, qui porte aujourd’hui le numéro du département du Var, le 83, sur son jersey du Limoges CSP.

« Que je fasse un bon ou un mauvais match, je savais qu’il allait m’engueuler. »

Franck se souvient  aussi des affrontements endiablés entre ses deux rejetons sur le panneau de la maison. « Axel voulait toujours battre Théo, quitte à faire pleurer son frère ! Alors, moi pour défendre un peu le petit, je me mettais avec lui et on jouait contre Axel. Je faisais exprès de le contrer. On gagnait et il partait en balançant le ballon, énervé. Il était capable de pousser son frère dans les arbres ! Je faisais ça pour lui montrer le goût de la défaite. »

Car sur le terrain, Axel affiche très vite ce trait de caractère propre aux compétiteurs. Le gamin a une sainte horreur de perdre. « Ca a toujours été un gagneur. Il perdait rarement mais s’il perdait, il ne restait pas pour le goûter après les matches. C’était naturel chez lui. » Et l’influence du père dans tout cela ? « Je n’ai jamais forcé mes fils à jouer au basket. Mais Axel a toujours voulu faire cela. Déjà en benjamins ou minimes, il voulait en faire son métier. Il ne fallait pas rater un entraînement. Il n’a jamais été douillet. Même blessé il jouait. Et puis il suivait le championnat de France où je jouais encore – Axel avait 12 ans quand son père a arrêté sa carrière -, et la NBA. »


Le père d'Axel, Franck Bouteille, a joué 8 ans au HTV.

Franck a toujours été le premier critique de son fils, quand bien même celui-ci était invariablement le meilleur de son équipe. « Qu’on gagne ou qu’on perde, que je fasse un bon ou un mauvais match, je savais qu’il allait m’engueuler. C’était tout le temps comme ça », dit Axel. « Des fois je ne comprenais pas trop mais ensuite j’ai compris où il voulait en venir. C’était pour me faire progresser. Encore maintenant, il n’hésite pas à me dire les choses. Il est toujours aussi dur. Mais ça m’a beaucoup aidé. »

Le père acquiesce sans problème : « Même s’il était performant, je lui ai toujours indiqué ses points faibles à améliorer : « tu as oublié de faire la passe, tu as eu un mauvais placement… » Une fois, en espoirs, je lui avais mis une ramonée parce qu’il jouait trop facile et que ça m’avait énervé. C’est resté… C’est vrai, j’ai du mal à voir mon gamin. Je vois plus ses défauts que ses qualités. »

C’est en 2010 qu’Axel quitte le cocon familial pour rejoindre à 15 ans le centre de formation de l’Elan Chalon. Il est recruté par Romain Chenaud, « la personne la plus importante pour moi avec Maxence Broyer, mon entraîneur en cadets. » L’ailier va tout gagner avec les jeunes pousses de l’Elan. Double champion de France cadets. Champion de France espoir. Vainqueur du Trophée du Futur.  Une sélection au All Star Game U18 de la FIBA Europe en 2013… Romain Chenaud parle alors dans Basket Hebdo d’un « personnage assez discret, mais il a un mental de champion, un grand désir de réussir et peut-être de par son histoire familiale, il sait comment y arriver. » En 2014, Axel est élu MVP du championnat espoirs. Il a tourné sur la saison à 24,1 points par match. La meilleure moyenne pour un sur les dix dernières saisons du championnat espoirs. Cette même saison, Mickaël Hay puis Jean-Denys Choulet lui ont offert ses premières minutes en Pro.

 

 

Sous les ordres de JDC, il va grandir patiemment, sans griller les étapes. « Il lui faut encore un an ou deux de vrai apprentissage pour être un joueur majeur de Pro A », déclare l’entraîneur chalonnais en avril 2015.  De fait, deux ans plus tard, Axel va jouer un rôle important dans l’obtention du titre de champion de France. Lors de la finale contre Strasbourg, il assure près de dix points par match à 75% de réussite. Un parfait joker en sortie de banc.

« C’est beaucoup de travail pendant que les copains font la fête. »

Au matin du match 5 des finales, tous les projecteurs sont braqués sur Frank Ntilikina, drafté dans la nuit par les New York Knicks et qui a pris un avion privé pour rejoindre la Bourgogne. Ce que l’on ignore en revanche, c’est qu’Axel Bouteille nourrissait également l’espoir d’être drafté. Cette nuit-là un objectif fort s’est éteint. « Je n’ai pas eu le temps de trop cogiter. Je suis resté concentré sur le match du soir pour être champion. » Ce 23 juin 2017, Axel inscrit 9 points sans rater un tir et devient champion de France, à 22 ans. « Gagner un match 5 avec le dernier match chez nous, la finale des finales, c’était vraiment exceptionnel. » « C’est un grand moment, une apothéose », reprend son père Franck. « De voir son gamin réussir, c’est une petite fierté. Beaucoup de gens ne se rendent pas compte du travail que ça demande pour arriver à être champion. Tous ces entraînements depuis le plus jeune âge, tous ces trajets en France et ailleurs. C’est beaucoup de travail pendant que les copains font la fête. Et puis il faut les bons joueurs au bon moment, la bonne alchimie. C’est rare et la carrière passe vite… »


 

Au centre, champion avec Chalon en juin dernier (photo : Elan Chalon)

Quelques semaines après le titre, Axel Bouteille signe à Limoges. On fait vite le rapprochement avec la signature de Kyle Milling, qui fut le coéquipier de son père, pendant cinq ans au HTV. Trop vite en réalité. « Ca a été un concours de circonstances. Ce n’est pas parce que Kyle Milling allait là-bas qu’Axel y est allé. Avec Chalon, depuis tout jeune, il a tout gagné. Peut-être qu’il avait fait le tour et que c’était bien de changer pour se remettre en question. C’est lui qui a décidé. » Et Axel de confirmer : « Oui, je voulais voir autre chose. J’ai un rôle un peu différent, surtout après le titre et ce qui s’est passé en finale. Je me plais vraiment. Il y a un bon ensemble entre les « jeunes » joueurs français et les Américains et le public est incroyable. Je ne trouve pas que c’est une pression mais au contraire que ça nous aide vraiment. »

Axel n’a pas tardé à se mettre dans sa poche l’exigeant public de Beaublanc. Il est après six journées, le meilleur marqueur du CSP, le deuxième meilleur marqueur français de Pro A avec ses 12,5 points à haut rendement (65,2% aux tirs). En EuroCup, ses 19 points lors du match d’ouverture contre Krasnodar ont marqué les esprits. Le numéro 83 du CSP pourrait bientôt porter le maillot de l’équipe de France A après avoir porté ceux des U18 et U20. Il fait partie des 24 joueurs pré-sélectionnés en équipe de France pour les prochaines fenêtres de qualification pour la Coupe du Monde 2019.

« On croit qu’il ne va pas y aller mais il y arrive quand même. »

Axel fait incontestablement partie des joueurs phare de sa génération. Ceci n’empêche pas son père de garder son esprit critique. « Même si je suis loin, je regarde. Je lui dis ce qu’il faut améliorer, corriger. Ce qu’il fait est déjà bien, mais on peut faire mieux. Et puis on s’habitue aux belles choses. Il y a quelques années, j’aurais sauté au plafond après son bon match contre Krasnodar. Maintenant, on s’est habitué. » ll cite les axes d’amélioration : « Beaucoup de gens voudraient qu’il prenne des kilos. Il a du mal à en prendre c’est vrai, mais s’il prenait 10 kilos, il n’aurait peut-être pas le même jeu. Il est capable de prendre des rebonds. C’est un faux-lent aussi. On croit qu’il ne va pas y aller mais il y arrive quand même. En attaque, il a toujours été capable de marquer des points. C’est plus en défense qu’il faut progresser. »Axel complète : « J’essaie de m’améliorer partout. Sur ma dextérité, les lectures de jeu, travailler avec la balle en main, les pick and roll… » L’histoire d’Axel Bouteille, champion de France à 22 ans, nous réserve certainement encore quelques jolis chapitres.

Retrouvez le portrait d'Axel Bouteille réalisé en 2015 par Elan TV

par LNB
Source: LNB

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Calendrier Pro A

Équipe domicile Score Équipe extérieur
17 novembre (10ème journée)
101 – 81 Boulazac
LNB TV
18 novembre (10ème journée)
68 – 90 Monaco
LNB TV
76 – 85 Nanterre
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55 – 67 Cholet
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98 – 80 Antibes
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77 – 63 Le Portel
LNB TV
82 – 67 Hyères-Toulon
LNB TV
19 novembre (10ème journée)Pariez
18:00 Bourg-en-Bresse
18:30 Lyon-Villeurbanne
01 décembre (11ème journée)Pariez
20:00 Levallois

Classement Pro A

PROA – Classement à la 10ème journée
Pos Équipe % Victoire Résultats
1 Le Mans 80 8v - 2d
2 Monaco 70 7v - 3d
3 Lyon-Villeurbanne 67 6v - 3d
4 Dijon 60 6v - 4d
5 Limoges 60 6v - 4d
6 Nanterre 60 6v - 4d
7 Hyères-Toulon 60 6v - 4d
8 Strasbourg 56 5v - 4d
9 Bourg-en-Bresse 56 5v - 4d
10 Pau-Lacq-Orthez 50 5v - 5d
11 Le Portel 50 5v - 5d
12 Gravelines-Dunkerque 45 4v - 5d
13 Antibes 40 4v - 6d
14 Cholet 40 4v - 6d
15 Châlons-Reims 40 4v - 6d
16 Levallois 30 3v - 7d
17 Chalon/Saône 20 2v - 8d
18 Boulazac 20 2v - 8d

Calendrier Pro B

Équipe domicile Score Équipe extérieur
17 novembre (6ème journée)
63 – 60 Aix-Maurienne
LNB TV
76 – 71 Roanne
LNB TV
91 – 97 Orléans
LNB TV
70 – 66 Evreux
LNB TV
88 – 80 Lille
LNB TV
18 novembre (6ème journée)
86 – 77 Nantes
71 – 73 Rouen
LNB TV
79 – 80 Denain
29 novembre (3ème journée)Pariez
20:30 Denain
01 décembre (7ème journée)Pariez
20:00 Nancy

Classement Pro B

PROB – Classement à la 6ème journée
Pos Équipe % Victoire Résultats
1 Orléans 100 5v - 0d
2 Lille 84 5v - 1d
3 Caen 84 5v - 1d
4 Roanne 84 5v - 1d
5 Nancy 67 4v - 2d
6 Fos-sur-Mer 67 4v - 2d
7 Blois 60 3v - 2d
8 Saint-Chamond 50 3v - 3d
9 Vichy-Clermont 50 3v - 3d
10 Le Havre 40 2v - 3d
11 Nantes 40 2v - 3d
12 Denain 40 2v - 3d
13 Rouen 34 2v - 4d
14 Poitiers 34 2v - 4d
15 Quimper 34 2v - 4d
16 Evreux 17 1v - 5d
17 Aix-Maurienne 17 1v - 5d
18 Charleville-Mézières 0 0v - 5d

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  • Gravelines-Dunkerque
    Bourg-en-Bresse

    PROA, 10ème journée

    Le 19 nov. 2017 à 18h00

    A partir de 7€

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  • Orléans
    Denain

    PROB, 3ème journée

    Le 29 nov. 2017 à 20h30

    A partir de 0€

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