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Grand Format Pro B –

Jérôme Cazenobe (Denain) : « Je me suis professionnalisé avec l’âge… »

Sur ce début de saison, le pivot de Denain, Jérôme Cazenobe, fait partie des tous meilleurs joueurs de la Pro B. Découverte d'un personnage atypique.

Venu tard au basket et arrivé dans l’univers professionnel à seulement 24 ans, Jérôme Cazenobe, le pivot de Denain (2,03 m, 28 ans), est devenu une figure majeure de l’antichambre de l’élite. Et sur cette Leaders Cup, il a produit tout simplement la toute meilleure évaluation de tous les joueurs de Pro B en tournant à 14,3 points (69% de réussite aux tirs), 7,8 rebonds, 3,3 passes, 1,3 contre et 2 interceptions de moyenne. Découverte d’un joueur et d’un parcours rares…

Jérôme, à 28 ans maintenant, on a encore l’impression que vous êtes encore un « jeune » joueur dans l’univers professionnel. Ou du moins que vous n’avez pas encore atteint le pic de votre potentiel. On se trompe ?

Cela va faire ma cinquième saison en Pro B. Donc, à 28 ans, ce n’est pas non plus un énorme background. C’est vrai que j’ai l’impression de progresser encore, grâce aux contacts que j’ai avec différents coaches. J’essaie de grappiller tout ce que je peux de chacun de mes entraîneurs, quelle que soit l’expérience que j’ai pu vivre dans le club. Techniquement, je m’améliore encore, je pense, mais j’ai aussi essayé de progresser physiquement en faisant plus attention à mon corps. Ce sont des choses dont j’ai pris conscience assez tard, en n’ayant pas d’expérience dans un centre de formation et en n’ayant commencé le basket que vers 17 ans. Je n’ai pas été guidé là-dessus et donc, je mangeais un peu tout et n’importe quoi. Jusqu’en Nationale 1, j’avoue, je ne faisais pas vraiment attention à mon poids. Maintenant, je suis beaucoup plus attentif et sérieux là-dessus, je me prépare mieux l’été aussi. On va dire que je me suis professionnalisé avec l’âge…

Votre parcours a été atypique, avec un passage à Fos puis une redescente en Nationale 2, à Toulouges, pour quatre saisons, avant d’intégrer la LNB en montant avec Souffelweyersheim. Pouvez-vous nous raconter vos débuts ?

J’ai commencé à 17 ans, donc, ce qui est très tard. Comparé aux autres joueurs, j’avais donc accumulé pas mal de retard. Avant, j’ai fait très longtemps du judo. Et puis du foot, comme tout le monde ou presque…

Jérôme, à 19 ans, sous le maillot de l'USA Toulouges, en N2

Côté Judo, vous avez des mensurations à la Teddy Riner, c’est vrai…

Quand même pas ! (il rit) J’ai grandi en région parisienne puis mes parents ont déménagé dans le Sud et j’ai commencé dans un petit club, à Aubagne, presque sur un coup de chance. J’ai atterri à Fos sans vraiment savoir jouer encore, et je me demandais un peu ce que je faisais là. Puis, au fil des entraînements, j’ai pris peu à peu confiance en mes capacités. Mais avec Rémi Giuitta qui était déjà coach, c’était un peu compliqué de faire la bascule de suite des cadets à une équipe ambitieuse de N1 qu’était déjà Fos. Le fossé était grand. Donc, je suis allé à Toulouges où j’ai passé 4 belles années. Après, je me sentais prêt à monter et un agent m’a mis sur la piste de Souffel, qui était en N1. Ce parcours sans centre de formation m’a aussi permis de poursuivre mes études et d’obtenir un DUT de Gestion des Entreprises et des Administrations qui pourra bien me servir pour l’après basket.

Après une bonne saison de Pro B à Souffel, vous optez pour Denain et le « projet jeunes » de Jean-Christophe Prat. Là, vous faîtes une énorme deuxième moitié de saison à 17 d’évaluation. Est-ce dû au travail effectué avec le coach ?

Oui, mais j’avais déjà vraiment progressé avec Souffel. C’était vraiment l’endroit parfait pour un joueur qui veut passer de la N2 à la Pro B. Là encore, le gap est immense. Quand j’ai signé à Denain, JC (Prat) n’avait pas encore cette étiquette de coach qui fait progresser les jeunes. C’était sa première année, et ce qu’il a fait ensuite avec Yakuba Ouattara (aujourd’hui aux Nets, ndlr), William Howard (à Limoges) et Isaia Cordinier (drafté par les Hawks à l’été 2016) n’était pas encore reconnu. Mais ce qui m’avait séduit, c’était son discours de partage, du temps de jeu comme des responsabilités. Sans individualité figurant au-dessus du collectif, y compris les Américains. C’est d’ailleurs ça qui nous avait permis d’arriver jusqu’en finale des Playoffs en ayant l’avantage du terrain contre Antibes. Malheureusement, on se fait manger par les Sharks…

Jérôme, ici à droite avec le n°4, lors d'un temps-mort de J.C. Prat, son coach en 2014-15 et 2016-17. On reconnaît de dos Yakuba Ouattara, aujourd'hui aux Brooklyn Nets...

Pensez-vous que le club de Denain aurait été prêt à digérer cette montée si vous étiez allé au bout de l’aventure ?

Oui, je pense ! Le président travaille très bien, en association avec Madame le Maire de Denain. Et je pense qu’ils auraient trouvé les moyens pour que le club évolue en Pro A. Mais bon, ça ne s’est pas fait donc on ne le saura jamais…

Recruté par Bourg, place forte de Pro B qui vise la montée, vous ne parvenez pas à trouver du temps de jeu et semblez perdre un peu votre confiance…

Je pense que les torts sont partagés dans cette histoire. L’opportunité était belle, le timing était le bon. J’en avais parlé avec JC (Prat) et demandé autour de moi avant de signer. Mais l’offre de Bourg était de toutes façons difficilement refusable. Ensuite, on va dire que, de mon côté, je ne suis pas arrivé en forme du tout à la reprise, ce qui ne facilite pas les choses quand tu arrives dans un club plein d’ambition comme l’était la JL, avec des joueurs comme Marc-Antoine Pellin, Zachery Peacock, etc. Le coach de l’époque, Christophe Denis, m’a de suite mis un peu de côté, ce qui est compréhensible. Après, ils ont recruté Georgi (Joseph, dès le 9 octobre, avant le début du Championnat, ndlr) : le message était donc clair ! C’est une expérience quand même, même si cela a été compliqué pour moi. Mais je n’en veux à personne et c’est même ça qui m’a fait prendre conscience de certaines choses et qui fait que maintenant, je travaille beaucoup plus pour éviter qu’une chose pareille ne se reproduise.

Vous aviez signé pour plusieurs saisons à Bourg. Pourtant, vous revenez ensuite à Denain l’an passé. Avez-vous vécu cela comme un retour en arrière ?

J’avais signé pour plusieurs saisons, oui, mais la JL ne souhaitait pas me conserver et m’a donc dit que si je trouvais un accord avec un autre club, ils me donneraient un complément pour que je n’y perde pas. C’est ce qui s’est passé avec Denain. Dès que Denain m’a donné son accord, je n’ai plus discuté avec personne. Bon, après la saison que je venais de faire, les clubs ne se battaient pas non plus pour obtenir ma signature, soyons francs !

Vous voulez dire que les Warriors et Cleveland ne vous harcelaient pas au téléphone ?

(Il éclate de rire) Non mais franchement, même en Pro B, je n’ai pas eu des tonnes d’offres. Après, JC m’a de suite dit qu’il voulait me recruter, même si les négociations ont pris du temps entre Bourg et Denain, ils n’ont pas refermé la porte. Ici, je suis en confiance, la ville et le club me vont bien, donc ça n’a pas été une décision difficile à prendre.

Denain est l’un des petits budgets de la division. Toutefois, depuis la reprise, tout le monde s’accorde à voir Voltaire comme un outsider de cette Pro B. Qu’est-ce qui fait les qualités de ce groupe ?

Déjà, ils ne se sont pas trompés dans le recrutement, Rémy Valin (le coach), étant plutôt bon dans cet exercice. Nos quatre renforts étrangers sont bons, puisqu'on a deux US (Lance Goulbourne et Jay Threatt), un Libérien (Thomas Bropleh) et un Cubain d’origine (Yunio Barrueta). Les deux US étaient déjà connus en France, Goulbourne étant passé par Boulogne et Le Portel et Threatt par Poitiers. Les jeunes, Antoine Wallez et Ywen Smock, qui étaient déjà là l’an dernier, plus Mehdy Nouama et Jean-Phil Dailly, apportent tous quelque chose. Le souhait de Rémy était de doubler tous les postes pour obtenir un bon équilibre d’équipe. L’avantage aussi, c’est que nous n’avons pas de caractériel ni d’ego surdimensionné. On s’entraîne parfaitement et on s’entend très bien. A un point que je n’ai jamais connu auparavant. Mais la base, c’est la construction de l’équipe sur laquelle Rémy a fait un excellent boulot, je pense.

La bonne surprise, c’est aussi ce Yunio Barrueta qui tourne à 17,8 points de moyenne à 56% aux tirs (51% à 3-pts) alors qu’il n’avait pas de grosses références…

Yunio bien sûr, mais aussi Thomas Bropleh ! Je les mets tous les deux sur un même plan. Yunio vient de Belgique (11,8 pts avec Aalst pour sa 1ère saison pro, ndlr), et Thomas d’Espagne (11,2 pts et 4,0 rbds à Lugo, en LEB Oro). Ce sont de très forts joueurs qui apportent beaucoup. Ils sont dans le scoring, capables de poster leurs adversaires, mais ils s’impliquent aussi beaucoup en défense. Et d’expérience, en Pro B, les Américains qui s’impliquent des deux côtés du terrain, ce n’est pas si fréquent que ça…

Figure dans votre équipe un total inconnu, Mehdy Nouama (1,88 m, 22 ans), formé en Junior College et qui score près de 10 points par match en moins de 15 minutes de jeu. Pouvez-vous nous parler de ce « micro-ondes » offensif ?

Lui c’est notre energizer on va dire. Je ne le connaissais pas du tout parce que pour moi, les universités US restent un univers assez abstrait. Mais dès le départ, quand je l’ai vu arriver, on pouvait voir qu’il avait adopté cette mentalité US du gars qui bosse dur. Il est très bien sur les skills, les petits exercices, etc. Avec Jean-Philippe (Dally), ils se sont bien trouvés, ils travaillent toujours avant et après les entraînements. Moi, je pense qu’il a une place à se faire et des minutes à gagner cette saison. C’est une belle opportunité pour lui et je suis sûr qu’il va la saisir, vu ce qu’il a déjà pu montrer pendant les matches amicaux et en Leaders Cup.

En Leaders Cup, vous avez terminé premier de votre poule devant Nancy en allant l’emporter en Lorraine. Vous allez retrouver le SLUC en quart dès le 24 octobre. Un bien ou un mal que le tirage au sort vous ait à nouveau opposé ?

C’est assez bizarre cette règle, j’aurais préféré découvrir une autre équipe, histoire de mieux préparer le match de championnat qui nous aurait opposé à elle, Orléans ou Le Havre par exemple. Je ne savais pas que c’était possible, j’avoue. Mais bon, c’est comme ça. Après, Nancy, j’ai adoré jouer à Gentilly, où je n’avais jamais évolué. C’est impressionnant. Cette salle respire le basket et on sent qu’il s’y est passé des choses. Retourner là-bas, pourquoi pas… Mais je ne sais pas si ce sera encore la bonne période pour les jouer, parce que j’ai vu qu’ils allaient peut-être récupérer DaShaun Wood. On verra alors le vrai visage du SLUC, parce que Wood, c’est quand même un sacré joueur !

Selon vous, à quoi peut prétendre Denain cette saison ?

Je ne sais pas trop. Nous n’avons pas d’objectifs déterminés. Je ne vais pas faire de langue de bois, j’aimerais vraiment qu’on fasse les Playoffs et je pense qu’on a l’équipe pour. Mais cette Pro B, plus j’y évolue, plus je vois des surprises et des trucs incroyables. Comme le HTV qui termine premier il y a deux ans, ou Roanne qui manque de peu de descendre la saison passée. Chaque année, il y a une ou plusieurs équipes surprises. Moi, j’aimerais qu’on finisse dans les 9, à nous de prouver qu’on sera capable de le faire.

La LNB ne met pas en ligne de top-stats pour la Leaders Cup. Mais savez-vous qui a produit la meilleure évaluation de toute la Pro B lors de cette compétition ?

Alors là, pas du tout !

Et bien c’est vous, avec 23,3 d’évaluation moyenne, devant Devon Collier de Poitiers (22,7), tous les autres joueurs étant à plus de deux unités de votre performance…

(Long soupir) Ouais… Bah, c’est toujours bien, mais ce n’est que la Leaders Cup et ça reste à confirmer quand même. Je fais 36 contre Charleville, dans un match où je n’avais pas spécialement l’impression d’être sur un nuage et j’avais été très supris, après le match, en regardant la feuille de stats. Ils avaient fait des prises à deux systématiques au poste bas et moi, j’adore ressortir les ballons pour des shooteurs à trois-points. J’ai donc fait pas mal de passes décisives (7 sur ce match, avec 21 points à 7/9 aux tirs, 9 rebonds et un contre pour 36 d’éval, ndlr). Après, mettre 20 points, ça arrive et ça n’est pas le plus important. Là, ce soir-là, les joueurs sur lesquels j’ai renversé à l’opposé ont mis leurs shoots ! Non, sérieusement, j’adore faire des passes. Quand je termine un match avec 4 ou 5, je suis vraiment heureux, c’est gratifiant.

Quels sont vos objectifs personnels ? Avez-vous envie de tenter votre chance en Pro A à courte échéance ?

Oui et non. Je me suis posé plusieurs fois la question, j’avoue, mais à mon âge – c’est dingue, je parle déjà comme un vieux -, l’idéal, ce serait de monter avec un club. Parce que, je me rends compte qu’avec mes caractéristiques physiques, comme je ne suis pas très grand, je ne saute pas super haut, c’est compliqué de se faire une place. Donc, l’idéal, c’est de monter avec un coach qui te connaît et qui continue de te faire confiance même en Pro A. Sinon, non, j’avoue que la Pro A ne m’obsède pas. Parfois même, je me dis que je suis très bien où je suis.

Repères

Jérôme Cazenobe

Né le 7 mai 1989 à Montfermeil (93)

2,03 m, pivot

2007-08 : Fos-sur-Mer (Cadets France)

2008-12 : Toulouges (NM2)

2012-13 : Souffelweyersheim (NM1)

2013-14 : Souffelweyersheim (Pro B)

2014-15 : Denain (Pro B)

2015-16 : Bourg-en-Bresse (Pro B)

2016-18 : Denain (Pro B)

Voir ses stats en carrière

Voir ses stats match par match cette saison

par LNB
Source: LNB

Betclic Game Center

Calendrier Pro A

Équipe domicile Score Équipe extérieur
05 juin (Jeep ÉLITE - Playoffs)
80 – 60 Strasbourg
LNB TV
06 juin (Jeep ÉLITE - Playoffs)
76 – 71 Monaco
LNB TV
07 juin (Jeep ÉLITE - Playoffs)
82 – 89 Strasbourg
LNB TV
08 juin (Jeep ÉLITE - Playoffs)
83 – 94 Monaco
LNB TV
09 juin (Jeep ÉLITE - Playoffs)
79 – 85 Le Mans
LNB TV
13 juin (Jeep ÉLITE - Playoffs)
81 – 77 Le Mans
LNB TV
15 juin (Jeep ÉLITE - Playoffs)
77 – 87 Le Mans
LNB TV
18 juin (Jeep ÉLITE - Playoffs)
84 – 72 Monaco
LNB TV
20 juin (Jeep ÉLITE - Playoffs)
69 – 78 Monaco
LNB TV
24 juin (Jeep ÉLITE - Playoffs)
74 – 76 Le Mans
LNB TV

Classement Pro A

Jeep® ÉLITE – Classement à la 34ème journée
Pos Équipe % Victoire Résultats
1 Monaco 74 25v - 9d
2 Strasbourg 71 24v - 10d
3 Le Mans 62 21v - 13d
4 Limoges 59 20v - 14d
5 Dijon 59 20v - 14d
6 Lyon-Villeurbanne 56 19v - 15d
7 Nanterre 56 19v - 15d
8 Pau-Lacq-Orthez 53 18v - 16d
9 Bourg-en-Bresse 50 17v - 17d
10 Levallois 48 16v - 18d
11 Le Portel 48 16v - 18d
12 Chalon/Saône 45 15v - 19d
13 Gravelines-Dunkerque 45 15v - 19d
14 Châlons-Reims 45 15v - 19d
15 Cholet 42 14v - 20d
16 Antibes 39 13v - 21d
17 Boulazac 36 12v - 22d
18 Hyères-Toulon 18 6v - 28d

Calendrier Pro B

Équipe domicile Score Équipe extérieur
27 mai (PROB-Playoffs Accession)
60 – 73 Fos-sur-Mer
LNB TV
28 mai (PROB-Playoffs Accession)
77 – 76 Orléans
LNB TV
30 mai (PROB-Playoffs Accession)
85 – 86 Rouen
LNB TV
02 juin (PROB-Playoffs Accession)
83 – 36 Lille
LNB TV
79 – 75 Rouen
LNB TV
04 juin (PROB-Playoffs Accession)
70 – 92 Fos-sur-Mer
LNB TV
77 – 52 Roanne
LNB TV
07 juin (PROB-Playoffs Accession)
71 – 55 Lille
LNB TV
11 juin (PROB-Playoffs Accession)
68 – 72 Fos-sur-Mer
LNB TV
14 juin (PROB-Playoffs Accession)
76 – 70 Roanne
LNB TV

Classement Pro B

PROB – Classement à la 34ème journée
Pos Équipe % Victoire Résultats
1 Blois 80 27v - 7d
2 Roanne 77 26v - 8d
3 Orléans 74 25v - 9d
4 Fos-sur-Mer 71 24v - 10d
5 Lille 68 23v - 11d
6 Saint-Chamond 65 22v - 12d
7 Nancy 56 19v - 15d
8 Rouen 50 17v - 17d
9 Evreux 48 16v - 18d
10 Denain 48 16v - 18d
11 Aix-Maurienne 45 15v - 19d
12 Vichy-Clermont 42 14v - 20d
13 Nantes 36 12v - 22d
14 Caen 36 12v - 22d
15 Quimper 33 11v - 23d
16 Poitiers 33 11v - 23d
17 Le Havre 30 10v - 24d
18 Charleville-Mézières 18 6v - 28d

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