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#DLSIxiemeHomme –

#DLSIxiemeHomme - J7 : Klemen Prepelic

Auteur de 20 points avec un joli 4/6 à 3 points en sortie de banc, Klemen Prepelic remporte cette semaine le titre de #DLSIxiemeHomme de la 7ème journée de Pro A.

#DLSIxiemeHomme – J7 : Klemen Prepelic (Limoges)

 

A seulement 24 ans, Klemen Prepelic (1,93 m, arrière) a déjà roulé sa bosse aux quatre coins de l’Europe. Formé à l’Olimpija Ljubljana, il a quitté la Slovénie à 20 ans pour évoluer, à Banvit, en Turquie, sous les ordres de Dimitris Itoudis, l’actuel coach du CSKA. Passé ensuite par la Bundesliga l’an passé, ce spectaculaire shooteur au talent fou mais au jeu à haut-risque tourne à 14,8 points, à 38,6% à trois-points, 3 rebonds et 2 passes décisives de moyenne. La semaine dernière, Prepelic, auteur de 20 points à 7 sur 12 aux tirs et 4 sur 6 derrière l’arc, plus 5 rebonds pour une évaluation de 22, a largement contribué au « hachage menu » de Châlons-Reims, passé à la moulinette de Beaublanc (87-62), ce qui lui a valu d’être élu #DLSIxième homme de la septième journée de Pro A. Découverte…

Vous avez été élu #DLSIxiemeHomme de la septième journée de championnat, qu’est-ce que cette récompense vous inspire ?

Que c’est toujours important de remporter une distinction comme celle-là. Mais c’est surtout une récompense qui va à l’équipe, car mes coéquipiers m’ont énormément aidé lors de ce match face à Châlons-Reims. Car même si le score final est large, le match n’a pas été si facile à gagner. En fait, collectivement, nous avons mis une pression défensive énorme en première période (le score à la mi-temps était de 49-30, ndlr), ce qui a rendu la seconde période bien plus facile à gérer.

Remporter ce trophée veut aussi dire qu’on démarre le match sur le banc de touche. Est-ce que vous préférez entrer comme un joker offensif ou bien entamer la rencontre ?

Non, franchement, cela ne fait pas vraiment de différence. Dans ma carrière, j’ai parfois commencé dans le cinq, d’autres fois je sortais du banc. C’est la décision du coach et je ne m’en préoccupe pas. Je me concentre juste sur mon rôle. Et puis, ici, cela dépend souvent de notre adversaire. Parfois le coach a besoin, à mon poste, d’un gars plus grand, ou plus orienté sur la défense. D’autres fois, il préfère mettre plus d’attaque d’entrée et fait appel à moi. L’important, c’est plutôt qui finit les matches. Moi, j’adore les fins de matchs tendues, prendre les tirs importants, quand l’adrénaline est présente. Ce match-là n’était pas vraiment comme ça, avec les 25 points d’écart au final. Mais moi, j’étais très content de mon jeu, mais aussi que le coach ait pu en profiter pour donner du temps de jeu à des jeunes comme Vincent (Fauché) ou Mathieu (Wojciechowski).

Klemen, vous avez quitté très tôt la Slovénie, puisque vous signez pour trois ans à Banvit, où a évolué Adrien Moerman, dès vos 21 ans. Est-ce difficile de partir si tôt à l’étranger ?

Oui, bien sûr que ce n’est pas facile. En fait, je n’avais même pas 21 ans, puisque mon anniversaire est le 20 octobre. C’est vrai que c’est un peu différent d’évoluer comme étranger ou comme joueur local. Le pression qu’on vous met est quand même supérieure. A Banvit, j’étais coaché par celui que l’on désigne maintenant comme le meilleur coach européen, Dimitris Itoudis (coach vainqueur de la dernière Euroleague avec le CSKA, ndlr). J’ai énormément appris de lui et je lui serai toujours reconnaissant de m’avoir donné ma chance en Euroleague – même si nous n’avons pas passé les barrages – puis en Eurocup à un si jeune âge. C’était vraiment une super expérience pour moi. Malheureusement, je ne suis pas resté les trois années prévues à Banvit, mais cela m’a permis aussi de connaître une belle saison, l’an passé, avec Oldenburg en Bundesliga.

Sous le maillot de la sélection slovène, qu'il fréquente depuis 2013...

Pourquoi n’êtes-vous pas resté en Turquie alors que vous aviez signé pour trois ans ?

Bah… C’est d’abord parce que je voulais plus de temps de jeu. Mais surtout, Itoudis est parti et le nouveau coach, Zoran Lukic, pensait que mon jeu ne collait pas avec ce qu’il voulait mettre en place. On s’est séparé en bon terme et je suis retourné à l’Olimpija Ljubljana pour retrouver du temps de jeu.

Aujourd’hui, à 24 ans à peine, vous découvrez déjà votre troisième pays, après la Turquie et l’Allemagne (Oldenburg, 10,0 pts de moyenne la saison dernière) ?

Oui, et c’est un aspect que j’adore dans le fait d’être basketteur pro : découvrir de nouveaux pays et voyager à travers le monde. D’ailleurs, c’est ma toute première saison sans Coupe d’Europe et ça me fait un peu bizarre de me dire que je vais passer toute l’année dans les frontières françaises… Les années d’avant, j’adorais aussi découvrir de nouveaux pays lors des déplacements en Eurocup ou dans les autres compétitions européennes. J’ai été presque dans tous les pays européens, la Russie, la Lituanie, etc. J’ai aussi pu visiter la Chine ou le Maroc, par exemple, pendant l’été. J’adore voyager !

 

« Limoges est un grand club européen, connu et respecté en Europe ! »

 

Cette saison, vous arrivez à Limoges, l’un des rares clubs qui a remporté toutes les Coupes d’Europe, mais qui vit une saison de transition. Quelles sont vos premières impressions sur le club et l’équipe ?

Limoges est un grand club européen, très connu et respecté à travers l’Europe. En France, c’est sans doute le club qui a les meilleurs fans et ça, c’est franchement important pour nous, parce que nous pouvons sentir, à domicile, toute l’énergie que les supporters nous transmettent depuis les tribunes de Beaublanc. Par exemple, certains joueurs n’aiment pas ça, mais moi j’avoue que les aspects de relation publique, quand le club nous demande d’aller à des événements ou de faire des interventions auprès d’enfants par exemple, j’adore ça et je le fais avec plaisir.

Avec Oldenburg, l'an passé en Bundesliga...

Connaissiez-vous Dule Vujosevic avant de signer au CSP ?

Oui, Dule n’est pas passé par mon agent quand il a voulu me recruter. Il m’a appelé directement et… ça s’est fait comme ça !

Vous avez un talent offensif incroyable mais aussi un jeu plutôt à haut risque. Quelles sont généralement vos relations avec les coaches, vous laissent-ils assez de liberté pour vous exprimer ?

Mon jeu est risqué ? Oui, forcément, mais je suis un arrière shooteur ! Un poste où vous êtes sensé prendre vos responsabilités sur des gros shoots. En plus, à cette position, vous êtes loin du panier et les tirs que vous prenez ne sont pas des shoots à hauts pourcentages. Mais je crois que vous êtes là pour prendre ces tirs qui peuvent changer la face d’une rencontre. Moi, je suis juste content que Dule (Vujosevic) m’ait offert cette opportunité de jouer dans une bonne ligue comme la Pro A. Maintenant, je sais bien que j’ai de gros efforts à faire pour améliorer ma défense mais… comme vous l’avez dit, j’ai encore le temps, je n’ai que 24 ans. C’est marrant, parce que je suis encore un jeune joueur avec plein de choses à apprendre. Pourtant, j’en suis déjà à ma troisième saison à l’étranger ce qui me donne déjà pas mal d’expérience. En tous cas, jouer pour Dusko (Vujosevic) est sans doute le meilleur choix que j’aurais pu faire pour progresser sur tous les aspects de mon jeu.

Le basket slovène a produit beaucoup de très bons arrières. Qui étaient vos idoles quand vous étiez enfant et ado ?

Mon idole était Sani Becirovic (ancien meneur international de la Virtus Bologna ou du Panathinaikos, qui a pris sa retraite à l’été 2015, ndlr), qui est originaire de la même petite ville que moi, juste à côté de Maribor. Je l’ai admiré depuis ses débuts et j’étais même allé à l’Euro U20, en Macédoine, où il avait été élu MVP. Il a fait une grande carrière sous les ordres de coaches comme Messina, Obradovic, etc. Ensuite, c’est vrai que la Slovénie a produit énormément de grands joueurs comme les frères Dragic, Erazem Lorbek ou encore Jaka Lakovic qui vient de prendre sa retraite. Moi, je viens de boucler ma troisième saison de suite avec la sélection nationale, ce qui m’a aussi permis d’apprendre d’un joueur comme Jaka Lakovic que j’ai toujours admiré aussi. Vous savez, pour moi, la sélection slovène tient une place énorme dans mon cœur.

 

« La Slovénie aura une super équipe dans les 5 prochaines années !»

 

Vous avez déjà disputé le Mondial 2014 et l’EuroBasket 2015 avec la Slovénie. Pensez-vous que votre équipe nationale puisse retrouver le plus haut niveau européen ?

Bien sûr. L’été prochain, à l’EuroBasket, les deux frères Dragic seront là, Luka Doncic (2,01 m, 17 ans, qui joue déjà avec le Real en Euroleague) va arriver en sélection. Nous avons vraiment de très bons jeunes qui arrivent ou encore des joueurs comme Edo Muric (Banvit) ou Jaka Blazic (Vitoria). Franchement, je ne me fais aucun souci pour notre sélection à l’avenir. Tous les joueurs majeurs ont autour de 25 ou 26 ans. Je pense que nous aurons une très bonne équipe pour les 5 ou 7 années à venir.

On a connu l’Olimpija Ljubljana régulièrement parmi les bonnes équipes d’Euroleague dans les années 90 et au début de ce siècle. Où en est l’Olimpija et le basket slovène aujourd’hui ?

Depuis la crise économique, le basket de club souffre énormément. Notre club phare, l’Olimpija Ljubljana a perdu beaucoup de ses gros sponsors et, sans cet apport financier, il est difficile de garder ses joueurs ou d’en faire venir d’autres ? Olimpija avait aussi tous les meilleurs prospects slovènes à l’époque où le coach était Mario Sagadin. Mais depuis son départ, beaucoup de coaches se sont succédés et le club n’a plus été champion depuis 2009. L’Olimpija n’a plus disputé l’Euroleague depuis 2012-13, quand j’évoluais là-bas. Le basket slovène mérite pourtant une équipe en Euroleague qui ne peut être qu’Olimpija, qui dispose d’une salle de 13.000 places qui était toujours pleine quand le club jouait au plus haut niveau. Pour le moment, le club joue en Ligue Adriatique, qui est une excellente compétition, avec l’Etoile Rouge, le Partizan, etc. Mais cette ligue n’offre qu’une seule place en Euroleague pour son vainqueur… En fait, vous savez, la Slovénie est proche de la Lituanie. Le basket est une vraie religion chez nous et il y a énormément de joueurs de talent pour un si petit pays.

On s’attendait à voir le CSP Limoges souffrir dans ce début de saison. Pourtant, vous êtes à 4 victoires pour 3 défaites, à la 5e place du classement. Selon vous, jusqu’où peut aller le CSP cette saison ?

Ecoutez, peut-être que c’est ce que les gens pensent : que nous ne sommes pas une bonne équipe cette saison. Mais nous, nous croyons juste énormément en nous. Nous avons énormément de talent dans cette équipe, même si nous manquons certainement un peu d’expérience de la Pro A. Mais nous nous entrainons dur et Dusko sait nous remettre en place quand nous nous éloignons de ce que nous devons faire. C’est un grand coach qui va nous faire progresser encore. Là, nous avons deux gros matches à Chalon et Strasbourg, mais je pense vraiment que nous avons le potentiel pour atteindre les playoffs et bien y figurer.

par LNB
Source: LNB

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Calendrier Pro A

Équipe domicile Score Équipe extérieur
16 février (Disneyland Paris Leaders Cup LNB)
93 – 66 Bourg-en-Bresse
LNB TV
70 – 77 Lyon-Villeurbanne
LNB TV
71 – 61 Cholet
LNB TV
74 – 84 Nanterre
LNB TV
17 février (Disneyland Paris Leaders Cup LNB)
79 – 66 Lyon-Villeurbanne
LNB TV
82 – 74 Nanterre
LNB TV
18 février (Disneyland Paris Leaders Cup LNB)
83 – 78 Le Mans
02 mars (21ème journée)Pariez
20:00 Monaco
20:30 Hyères-Toulon
20:30 Nanterre

Classement Pro A

PROA – Classement à la 20ème journée
Pos Équipe % Victoire Résultats
1 Le Mans 70 14v - 6d
2 Strasbourg 70 14v - 6d
3 Monaco 70 14v - 6d
4 Limoges 60 12v - 8d
5 Bourg-en-Bresse 60 12v - 8d
6 Lyon-Villeurbanne 56 11v - 9d
7 Nanterre 56 11v - 9d
8 Dijon 50 10v - 10d
9 Gravelines-Dunkerque 50 10v - 10d
10 Cholet 45 9v - 11d
11 Antibes 45 9v - 11d
12 Pau-Lacq-Orthez 45 9v - 11d
13 Le Portel 45 9v - 11d
14 Levallois 45 9v - 11d
15 Châlons-Reims 40 8v - 12d
16 Chalon/Saône 30 6v - 14d
17 Boulazac 30 6v - 14d
18 Hyères-Toulon 30 6v - 14d

Calendrier Pro B

Équipe domicile Score Équipe extérieur
18 février (Disneyland Paris Leaders Cup LNB)
98 – 87 Orléans
02 mars (20ème journée)Pariez
20:00 Le Havre
20:00 Roanne
20:00 Nantes
20:00 Saint-Chamond
20:00 Quimper
20:30 Blois
20:30 Poitiers
03 mars (20ème journée)Pariez
20:00 Fos-sur-Mer
06 mars (21ème journée)Pariez
20:00 Orléans

Classement Pro B

PROB – Classement à la 19ème journée
Pos Équipe % Victoire Résultats
1 Orléans 85 16v - 3d
2 Blois 79 15v - 4d
3 Fos-sur-Mer 74 14v - 5d
4 Saint-Chamond 69 13v - 6d
5 Lille 69 13v - 6d
6 Roanne 69 13v - 6d
7 Nancy 64 12v - 7d
8 Denain 53 10v - 9d
9 Rouen 53 10v - 9d
10 Evreux 37 7v - 12d
11 Vichy-Clermont 37 7v - 12d
12 Caen 37 7v - 12d
13 Poitiers 37 7v - 12d
14 Nantes 32 6v - 13d
15 Aix-Maurienne 32 6v - 13d
16 Le Havre 32 6v - 13d
17 Quimper 27 5v - 14d
18 Charleville-Mézières 22 4v - 15d

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