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#DLSIxiemeHomme –

#DLSIxiemeHomme - J3 : Sergii Gladyr

Meilleur marqueur de son équipe face au CCRB avec 21 points, Sergii Gladyr a apporté toute l'énergie dont avait besoin la Roca Team pour aller chercher sa 3ème victoire de la saison. Grâce à cette performance, Sergii Gladyr est le #DLSIxiemeHomme de la 3ème journée de Pro A.

 

 

Pour sa quatrième saison en France, Sergii (prononcez SergueÏ) Gladyr, international ukrainien de 28 ans (il les fête le 17 de ce mois) et 1,96 m, réalise un début de saison tout aussi excellent que celui de son club, l’AS Monaco. Lui qui a toute sa carrière ou presque débuté dans le cinq de départ, s’épanouit pourtant dans un rôle de joker de luxe (11,0 pts à 48% aux tirs, 3,8 rbds pour 11,3 d’évaluation en 20 minutes). Et son dernier match, à Châlons-Reims, a été tout juste énorme, avec 21 points à 8 sur 12 aux tirs (4 sur 7 à 3-pts), ce qui lui a valu d’être élu #DLSIxieme homme de la troisième journée de Pro A.

 

Vous avez été élu #DLSIxiemeHomme de la troisième journée de championnat, qu’est-ce que cette récompense vous inspire ?

Déjà, c’est une récompense, une nomination plutôt, mais pas un trophée comme ceux qu’on décerne à la fin d’une saison. Là, cela vient juste après un gros match, une performance ponctuelle. Cela fait toujours plaisir bien sûr, car ça crédibilise et met un coup de projecteur sur le fait que vous avez réellement apporté des choses à votre équipe lors d’un match. Mais ça reste… un match ! Le plus important pour moi, c’est surtout que nous ayons remporté cette rencontre.

 

Et quelle victoire ! (106-68 sur le terrain de Châlons-Reims) Cette rencontre a tourné presque à la boucherie non ?

En fait, l’an dernier, nous avions joué ici et mené de plus de 25 points, je crois, dans le troisième quart-temps. Puis nous avions largement relâché la pression et Châlons-Reims avait effectué un incroyable come-back pour venir mourir à un petit point. Ils nous avaient passé presque 25 points dans le seul 4e quart-temps ! C’est le genre d’expérience qui vous marque. Alors cette fois, même si nous étions largement devant, nous ne voulions pas que la même chose se produise, ce qui fait que nous avons continué à jouer très dur pendant les 40 minutes. C’est pour ça que le score a été d’une telle ampleur…

 

Depuis le début de votre carrière, vous avez presque toujours été titulaire. Est-ce que sortir du banc est réellement différent ?

Vous savez, en tout début de préparation, j’ai ressenti un peu de… (il hésite) Disons que c’était un peu difficile pour moi. Car comme vous l’avez dit, j’ai presque toujours été un starter au cours de ma carrière. Mais en fait, j’ai vite compris ce que le coach attendait de moi. Compris aussi pourquoi il préfère me voir sortir du banc. Alors, je me suis adapté, habitué aussi, peu à peu, à ce rôle. Maintenant, je ne fais pas de différence entre commencer dans le cinq ou sortir du banc.

 

« On a un très bon coach, donc toute l’info qu’il nous faut sur l’adversaire… »



Est-ce aussi l’occasion d’observer depuis le banc, de prendre de l’info sur vos adversaires qui peut vous servir lors de votre entrée en jeu ?

Pas vraiment… J’essaie juste d’être à 100% à chaque fois que je rentre en jeu. D’apporter mon énergie, mon expérience, afin d’aider l’équipe en attaque comme en défense. On a un grand coach et un bon staff vous savez. De l’information sur nos adversaires, on en a déjà pas mal bien avant que le match ne commence ! On en sait déjà assez pour être préparé à ce qui nous attend (rires).

 

Monaco est invaincu en ayant remporté toutes ses rencontres très largement. Comment sentez-vous ce groupe comparé à celui de l’année dernière ?

Hum ! D’abord, nous n’en sommes qu’à la troisième journée. Donc, nous avons affronté des équipes qui ne sont pas forcément à 100% de leur potentiel. Elles sont encore en train de se chercher, d’apprendre à tirer le maximum du groupe. Donc, les résultats sur ces premières journées ne reflètent pas forcément ce que sera la saison. Peut-être que nous battrons à nouveau ces équipes de la même manière, mais rien n’est certain. Ensuite, nous comparer à la saison dernière n’est pas facile. J’ai l’impression qu’on est plus concentrés sur ce qu’on doit faire cette saison, plus focus. Et notre rotation est encore plus longue. Donc, quand on rentre sur le terrain, on est beaucoup plus frais. Personne ne joue 32 ou 35 minutes comme ça pouvait être le cas la saison dernière. Pour cette raison aussi, je crois que nous sommes plus agressifs en défense. Mais en terme de talent pur, je pense que c’est à peu près équivalent. Quand on analyse quand même, certains des nouveaux apportent un vrai plus en défense et d’autres semblent avoir un supplément de talent offensif. Mais c’est vraiment difficile de comparer, parce que le jeu de chaque joueur est très différent. Nous avons à peu près les mêmes qualités que l’an passé : une grosse défense et pas mal de gars talentueux en attaque.

 

On commence déjà à se demander si le Monaco, version 2016-17, n’est pas l’équipe au plus gros potentiel depuis une dizaine d’année en France. Est-ce au moins le plus beau groupe vu depuis votre arrivée en France, en 2013 ?

C’est certain. Je le pense vraiment. C’est en tous cas le groupe le plus équilibré entre gros défenseurs et joueurs avec un énorme potentiel en attaque. Nous avons aussi une vraie rotation, car tout le monde, dans le roster, peut vraiment apporter sa pierre à l’édifice. Et le plus important, selon moi, c’est que tous les joueurs, je dis bien tous, quand il sont sur le terrain, donnent tout ce qu’ils ont en défense. C’est vraiment ce qui devrait nous permettre d’atteindre les objectifs élevés que nous nous sommes fixés.

« J’adore la vie quotidienne, ici en France… »


Cela fait maintenant 3 ans que vous êtes en France. Vous aviez auparavant évolué en Liga ACB. Et il existe des championnats plus rémunérateurs. Qu’est-ce qui vous a poussé à rester ici ?

Franchement, il y a pas mal de facteurs qui entrent en jeu. D’abord, sur le plan strictement basket, j’ai vraiment été dans des situations sympas. Avec Nanterre, j’ai disputé l’Euroleague et gagné la Coupe de France. Cette sensation d’aller au bout d’une compétition et de soulever le trophée, c’est… top ! Avec Nancy ensuite, nous avons atteint les demi-finales des Playoffs. Je n’avais jamais été aussi loin auparavant dans ma carrière. C’était vraiment excitant ! Et à Monaco, nous avons soulevé la Leaders Cup. Donc, ici, j’ai toujours eu le sentiment d’aider mon club à remporter un titre, à aller loin. C’est un feeling vraiment génial. Mis à part ça, sur le plan personnel, la vie quotidienne, ici en France, est juste très agréable. Parfois, tu fais aussi des choix qui ne concerne pas que toi, mais aussi toute ta famille. Et les miens se sentent vraiment bien en France.

 

Vous avez dû voir que D.J. Cooper tourne, après trois journées, à presque 13 passes décisives de moyenne (12,67). Est-ce que ses caviars vous manquent ?

Je n’ai pas eu la chance de regarder un match de Pau cette saison, mais j’ai vu que D.J. avait été exceptionnel. Mais vous savez, il joue 37 minutes de moyenne je crois (37,7 en fait, après trois journées, ndlr). Et avec le talent et le sens de la passe qu’il a, c’est presque mathématique : laissez-le presque tout le match sur le terrain, et il atteindra des moyennes comme celle-là… En revanche, c’est sûr que pour des joueurs comme Jamal (Shuler), Yak (Yakuba Ouattara) ou moi, c’était un vrai régal de recevoir des passes de D.J. Mais cette saison, je ne vais pas te dire que notre meneur est moins fort que D.J. Je veux recevoir des bons ballons ! D’ailleurs, regarde les stats de Dee (Bost). Il fait moins de passe que Cooper, mais il ne joue que 25 minutes. Si tu ramènes tout ça à la minute, il ne doit pas être très loin. (En fait, 0,362 passes à la minute pour D.J. Cooper, contre 0,252 pour le meneur de l’ASM, ndlr).

 

Le Championnat d’Europe 2013, finalement organisé par la France, était initialement prévu en Ukraine. Est-ce que tout ce qui s’est passé depuis a fait du mal au basket de votre pays ?

Terriblement. Pas qu’au basket d’ailleurs. Mais pour rester sur le basket, les clubs ont perdu la majorité de leurs sponsors. Et quand tu perds tes partenaires, que tu n’as plus d’argent, tu ne peux pas construire des équipes compétitives. Les clubs Ukrainiens ont donc perdu tous leurs meilleurs joueurs. Les étrangers bien sûr, mais aussi un nombre incalculable de joueurs locaux qui ont dû s’expatrier pour juste gagner leur vie. Bien sûr, les meilleurs sont partis en Espagne ou dans des bons championnats, ce qui n’est pas forcément négatif, mais beaucoup d’autres sont ont dû signer au Kazakhstan, en Géorgie ou dans des championnats réputés beaucoup plus faibles que ne l’était la ligue ukrainienne. La situation est assez désastreuse, mais j’espère que l’on va remonter la pente. Vous savez, la situation de tout le pays est très délicate. Ce n’est que du sport, mais quand vous n’avez plus d’exemples, de stars à qui vous identifier, pour les jeunes, c’est très difficile. Cela leur enlève leurs rêves, leur envie de se fixer des objectifs et de bosser pour les atteindre. Cela me rend triste parfois…

par LNB
Source: LNB

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Calendrier Pro A

Équipe domicile Score Équipe extérieur
15 mai (34ème journée)
83 – 77 Bourg-en-Bresse
LNB TV
22 mai (Jeep ÉLITE - Playoffs)
68 – 81 Lyon-Villeurbanne
LNB TV
83 – 56 Nanterre
LNB TV
23 mai (Jeep ÉLITE - Playoffs)
99 – 97 Pau-Lacq-Orthez
LNB TV
79 – 75 Dijon
LNB TV
25 mai (Jeep ÉLITE - Playoffs)
67 – 72 Le Mans
LNB TV
70 – 77 Strasbourg
LNB TV
26 mai (Jeep ÉLITE - Playoffs)Pariez
18:30 Monaco
20:30 Limoges
27 mai (Jeep ÉLITE - Playoffs)Pariez
18:30 Lyon-Villeurbanne

Classement Pro A

Jeep® ÉLITE – Classement à la 34ème journée
Pos Équipe % Victoire Résultats
1 Monaco 74 25v - 9d
2 Strasbourg 71 24v - 10d
3 Le Mans 62 21v - 13d
4 Limoges 59 20v - 14d
5 Dijon 59 20v - 14d
6 Lyon-Villeurbanne 56 19v - 15d
7 Nanterre 56 19v - 15d
8 Pau-Lacq-Orthez 53 18v - 16d
9 Bourg-en-Bresse 50 17v - 17d
10 Levallois 48 16v - 18d
11 Le Portel 48 16v - 18d
12 Chalon/Saône 45 15v - 19d
13 Gravelines-Dunkerque 45 15v - 19d
14 Châlons-Reims 45 15v - 19d
15 Cholet 42 14v - 20d
16 Antibes 39 13v - 21d
17 Boulazac 36 12v - 22d
18 Hyères-Toulon 18 6v - 28d

Calendrier Pro B

Équipe domicile Score Équipe extérieur
18 mai (34ème journée)
91 – 81 Denain
LNB TV
77 – 91 Orléans
LNB TV
25 mai (PROB-Playoffs Accession)
68 – 60 Denain
LNB TV
77 – 62 Nancy
LNB TV
81 – 65 Saint-Chamond
LNB TV
112 – 110 Rouen
LNB TV
27 mai (PROB-Playoffs Accession)Pariez
17:00 Lille
18:00 Roanne
18:00 Fos-sur-Mer
28 mai (PROB-Playoffs Accession)Pariez
20:00 Orléans

Classement Pro B

PROB – Classement à la 34ème journée
Pos Équipe % Victoire Résultats
1 Blois 80 27v - 7d
2 Roanne 77 26v - 8d
3 Orléans 74 25v - 9d
4 Fos-sur-Mer 71 24v - 10d
5 Lille 68 23v - 11d
6 Saint-Chamond 65 22v - 12d
7 Nancy 56 19v - 15d
8 Rouen 50 17v - 17d
9 Evreux 48 16v - 18d
10 Denain 48 16v - 18d
11 Aix-Maurienne 45 15v - 19d
12 Vichy-Clermont 42 14v - 20d
13 Nantes 36 12v - 22d
14 Caen 36 12v - 22d
15 Quimper 33 11v - 23d
16 Poitiers 33 11v - 23d
17 Le Havre 30 10v - 24d
18 Charleville-Mézières 18 6v - 28d

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