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Interview Pro B –

Laurent Pluvy (Evreux) : "On tourne à plus de 100 d'évaluation"

À 44 ans, Laurent Pluvy est un personnage étonnant. Grimpé, à l’ASVEL, des poussins jusqu’à l’équipe pro et parvenu même jusqu’en Équipe de France, le nouveau coach de l'ALM, adepte d’un jeu libre et enlevé, en a fait une équipe spectaculaire et efficace (2e de Pro B).

Pour commencer, vous avez débuté votre carrière de coach par six saisons à Saint-Vallier. Là, vous arrivez dans un club où l’ancien coach a passé presque dix saisons. Vous avez repris le bail 3-6-9 de Rémy Vallin et êtes là pour des lustres ?

Non, car je suis en fin de contrat à la fin de la saison. Donc, on verra comment ça se passe en fin de saison. À Saint-Vallier, j’ai fait trois contrats de deux ans.

 

Vous êtes sur le marché des coaches depuis maintenant presque dix ans (sa carrière de joueur a pris fin en 2006). Et malgré les petits miracles que vous avez pu faire avec Saint-Vallier et son micro budget pendant cinq saisons, vous n’avez pas croulé sous les propositions. Est-ce que le "marché" des coaches, en France, est un milieu si fermé que ça ?

Il était fermé, à mon avis. Jusqu’à la saison dernière au moins. Mais depuis, il y a quand même eu pas mal de nouvelles têtes en Pro A. Thomas Drouot, Rémy Valin, Antoine (Rigaudeau) puis Fred Fauthoux au PL, Julien Espinosa ou encore Laurent Legname. Mine de rien, ça fait beaucoup de nouveaux ! En fait, jusque-là, soit tu faisais partie des dinosaures, des coaches d’expérience qui sont là depuis longtemps, comme Alain Weisz, Christian Monschau ou Vincent Collet, soit il fallait que tu aies l’opportunité, entre guillemets, d’être assistant d’un entraîneur qui se fasse virer et qu’on te donne ta chance. Mais très peu des coaches qui avaient pu réaliser de belles choses en Pro B ou en N1, se voyaient accorder une chance dans l’élite. Ou alors il fallait faire comme Pascal Donnadieu, partir de Départementale et emmener ton club jusque dans l’élite ! Je ne sais pas si c’était bien ou pas d’ailleurs, peu importe, c’est juste un constat. Le marché s’est un peu ouvert l’été dernier, même si pour l’instant, on n’ offre que des situations un peu bancales. Pas de vrais projets intéressants. Moi, je ne m’en suis jamais plaint. Déjà, j’étais heureux d’avoir la chance de démarrer une carrière avec Saint-Vallier. Parce que si tôt après ta carrière de joueur, qu’on te donne une possibilité de coacher en Pro B, c’est déjà intéressant. J’ai aussi fait le choix de rester, parce que c’était dans ma région et que ça m’allait bien sur la plan familial. Et puis, j’apprenais mon métier. C’est sûr qu’aujourd’hui, j’aspire à autre chose. C’est aussi pour ça que je suis venu à Évreux, un club très différent de Saint-Vallier, qui a déjà une culture de Pro A. Mais je ne me suis donc jamais vraiment demandé si le marché des coaches était frustrant ou pas. En plus, je ne vais pas me plaindre non plus. Quand Saint-Vallier m’a coupé, on m’a offert l’opportunité de bosser avec Canal comme consultant. J’ai eu la chance d’avoir accès à plein de choses.

 

Comme c’est quasiment toujours le cas dans la profession, votre long épisode à Saint-Vallier, où vous avez connu de très bons résultats alors qu’on condamnait le club à la relégation presque chaque année, s’est terminé par un licenciement. Pourtant, quels souvenirs gardez-vous de ces années dans la Drôme ?

Clairement, je me suis régalé pendant 5 ans et demi là-bas. Dans une structure absolument atypique, avec presque zéro moyen. J’ai réussi, je pense à sortir des joueurs… Tu sais, de toutes façons, on était condamné tous les ans, donc à la limite, on n’avait aucune pression. Le seul but, c’était de tenter de nous sauver. Et le club est quand même sept saisons consécutives en Pro B, ce qui est juste incroyable pour un village de 4.000 habitants. Surréaliste même ! Alors oui, même quand je me suis fait couper, je suis resté en très bons termes avec les gens du club. Il fallait qu’ils me coupent pour tenter de s’en sortir et j’ai très bien compris ça. Et après, même si on ne m’a pas proposé de super clubs, j’ai toujours eu la possibilité de travailler dans le milieu du basket.

 

 

« J’ATTACHE BEAUCOUP D’IMPORTANCE AU TALENT INDIVIDUEL DES JOUEURS »

 

Pour en revenir à Évreux. Basket-Hebdo, dans ses prédictions, voyait l’ALM 10e de la Pro B. Vous voilà 2e à une victoire du HTV. Faire mentir les pronostics de début de saison, c’est une marque de fabrique de la Maison Pluvy ?

C’est pas désagréable, disons. Après, ce n’est pas une obsession non plus. Parce que si je me place dans la peau d’un journaliste de Basket-Hebdo et que je regarde le roster et les moyens de chaque club, ainsi que le départ de Rémy (Vallin) qui était une institution ici, il est presque logique de nous placer en milieu de tableau. Il y avait des effectifs plus ronflants et des masses salariales à des années-lumière de la nôtre. Après, il se trouve qu’on a quand même une forme de garantie à Évreux. Une histoire, un public, une salle dans laquelle il est vraiment agréable de jouer. Cela te donne un vrai plus, une sorte de garantie de gagner pas mal de matches à la maison. C’est pareil avec Le Havre, quand tu es objectif, tu les places chaque saison en queue de classement. Et pourtant ils ont longtemps produit un basket pas du tout en adéquation avec leur masse salariale en se sauvant pendant tant de saisons. Ce qui est vrai, c’est que c’est plus simple de ne pas trop se tromper quand tu as un peu plus de budget pour recruter. Après, il y a une façon de recruter, de jouer, de manager un groupe, qui fait qu’on arrive à s’en sortir. Mais moi, je n’étais pas inquiet après avoir bouclé mon recrutement, même si tu ne sais jamais si la mayonnaise va prendre, si les mecs vont pouvoir jouer ensemble. J’attache beaucoup d’importance au talent individuel des joueurs.

 

Plus sérieusement, Évreux dispose de la meilleure attaque de Pro B (86,9 points de moyenne) et est aussi numéro un à la réussite aux tirs comme aux rebonds. Ce jeu up-tempo, c’est votre philosophie ou bien est-ce que cela correspond à l’effectif dont vous disposez ?

Oui, c’est une vraie philosophie, mais la stat la plus importante, la plus marquante, c’est qu’on tourne à plus de 100 d’éval (100,3 après 21 matches). Cela veut dire que si je prends chacun des joueurs de mon effectif, ils sont tous performants. Il n’y en a pas un qui n’est pas à son niveau, ils sont même voire au-dessus. C’est ça qui m’intéresse le plus. Je souhaitais vraiment que cette équipe soit entre 95 et 100 d’évaluation, parce que je voulais que mes garçons s’épanouissent. On a une équipe jeune et mon discours, au départ, a été assez simple. Je leur ai promis que quoi qu’on fasse, j’allais les mettre en situation d’avoir un meilleur contrat la saison suivante. Que ce soit ici, à Évreux, ou ailleurs. On a donc une évaluation à 100 de moyenne, ce qui est juste ahurissant. Je n’ai pas regardé, mais je ne suis pas certain de trouver ça dans un autre championnat européen.

 

Cette philosophie, ce besoin de mettre aussi en valeur vos joueurs, est-ce que cela vous a été dicté par le peu de moyens à Saint-Vallier pour recruter ?

Oui, sans doute. D’un autre côté, je pense que si j’avais beaucoup d’argent à disposition, je ferais pareil. Clairement. J’ai vraiment envie de générer une progression et un épanouissement individuel chez tous mes joueurs. De les faire avancer… Et j’adore ça ! Franchement, je ne me vois pas, tous les jours à l’entraînement, proposer des plans de jeu fermés et défensifs. Je m’ennuierais très vite je crois… Ce qui m’intéresse, évidemment, c’est de gagner, mais c’est surtout de voir évoluer chaque garçon. Sur le plan individuel comme au sein du collectif. Après, ça aide de ne pas avoir de moyens pour mettre en œuvre une philosophie comme celle-là. C’est donc 50/50 je crois. J’avais ça en moi et… je n’avais pas trop le choix. Je voulais qu’on joue vite et qu’on développe un jeu spectaculaire. En plus, je crois que ma dernière saison, l’an dernier, en tant que consultant, a fait évoluer mon coaching. En regardant ce qui se faisait ailleurs, en prenant du recul… Et j’avais vraiment besoin de ce break. De couper avec le quotidien d’un coach, la pression du terrain. Ce n’est pas forcément le championnat de France qui m’a fait évoluer, c’est plus en regardant  ce qui se faisait ailleurs en Europe pour m’en inspirer. Aujourd’hui, quand tu observes les équipes espagnoles, mais aussi les clubs allemands, tu vois des jeux beaucoup moins structurés, des baskets plus libres que ce qui se fait ici. Ce que j’ai pu constater, c’est que nos clubs avaient un mal fou à répondre à ces équipes-là, même si parfois, elles ont de moins bons joueurs que nous. Mais ces clubs pratiquent un basket libéré, où tous les joueurs y trouvent leur compte et s’épanouissent. Il n’y a pas de stars en Allemagne, mais ça joue parfaitement bien les uns pour les autres et moi, c’est ça qui me plaît aujourd’hui…

 

 

« JOE BURTON EST UN VRAI TRÉSOR »

 

On en parlait un peu plus tôt, mais est-ce que nos difficultés en Coupe d’Europe ne sont pas justement la résultante d’avoir évolué en vase clos au niveau du coaching pendant très longtemps ?

Sincèrement, je ne sais pas. La seule chose que je constate, c’est que nous, les coaches, avons très peu d’échanges. Chacun reste dans son petit truc et qu’on n’ose pas dévoiler notre façon de jouer, de coacher, d’entraîner. Et sans échanges, on reste un peu dans ce qu’on sait faire, c’est naturel, mais on paye peut-être le fait de ne pas aller voir ailleurs, c’est vrai. Tout seul, c’est compliqué pour évoluer ! Mais bon, il est vrai aussi qu’on a des spécificités en France, avec tous nos joueurs venus des DOM-TOM, avec des qualités physiques énormes. Bref, notre basket ne ressemble pas non plus à d’autres basket autour de nous.

 

Joe Burton est très largement en tête de la Pro B à l’évaluation. Parlez-nous un peu de celui, qui apparaît comme LA bonne pioche de cette saison 2015-16…

Mais tout a été dit sur Joe. Moi, je suis dithyrambique sur lui. Sur le joueur comme sur l’homme. On a eu la chance qu’on nous le propose. De le voir en vidéo. C’était juste exactement le profil que je recherchais. Je ne voulais pas un garçon trop grand, trop vertical. Plutôt un profil très puissant dans la raquette, capable de faire des stats sans bouffer le ballon. Dès que je l’ai vu, ça a été un coup de cœur. Et j’en suis ravi, parce que je sais que d’autres coaches l’ont vu avant moi et qu’ils n’ont même pas jeté un œil sur lui ! Moi, j’avoue qu’en 5 minutes de vidéo, je disais banco ! Mais au-delà du joueur qui est archi-dominant, c’est un mec extraordinaire, qui entraîne tout le monde derrière lui, c’est un vrai trésor dans le groupe et il est… juste incroyable. Voilà… En plus, le mec s’entraîne comme un furieux et n’est jamais blessé. C’est juste que du bonheur…

 

Il a certes de suite été productif, mais a perdu 14 balles lors de ses deux premiers matches. Est-ce que ça ne vous a pas inquiété ?

Non. Absolument pas. Parce qu’on voit de suite que c’est un super passeur (9e passeur de Pro B avec 4,0 passes décisives par rencontre, de loin le premier intérieur, le 2e étant Jakim Donaldson, 19e ndlr). Il a une vision du jeu monstrueuse. C’est même lui qui nous éclaire tout le jeu mine de rien. Parfois, il est très près du triple-double et termine souvent à 8 ou 9 passes. Non, il a vraiment la volonté de faire marquer les autres, mais en même temps, tu ne l’empêches pas de marquer, de prendre ses rebonds… C’est un joueur ultra-complet avec un Q.I. basket bien supérieur à beaucoup de meneurs. Un phénomène ! Alors oui, je suis content qu’il soit avec nous…

 

L’autre caractéristique de votre équipe, c’est un équilibre offensif rare, avec 7 joueurs scorant entre 9 et 16 points de moyenne et une vraie rotation impliquant 9 joueurs…

Oui, tout le monde est impliqué. C’est le plus dur ça, de s’assurer que tout le monde est impliqué et pas frustré par son temps de jeu. Que chacun a trouvé son rôle. Ce n’est pas simple, parfois, tu n’y arrives pas ! Là, je crois qu’on a trouvé la bonne alchimie. Tant mieux, c’est une chance, mais c’est aussi grâce au talent individuel des joueurs, attention. Moi, je n’ai pas mis un panier cette saison ! Nous, on a mis en place le cadre, les principes, et on a la chance qu’ils aient adhéré.

 

Parmi les révélations de cette saison, le shooteur Bastien Pinault (1,95 m, 22 ans, 9,6 pts en 16 min/m. seulement), pour sa première saison en LNB, et l’intérieur Babacar Niang (2,06 m, 24 ans), ont montré de beaux progrès…

Bastien, c’est un top-joueur. Je cherchais un vrai shooteur pour compléter l’effectif. J’avais Drake (Reed), ou encore Pierre-Étienne (Drouault) qui pouvaient mettre des tirs, mais ce sont tous deux plus des avaleurs d’espace. Je n’avais pas non plus de vrai poste 4 shooteur. Donc, il me fallait un spécialiste du tir extérieur. Problème : il n’y en a pas. J’ai regardé en N1, où je suis tombé sur Bastien. Il est arrivé sur la pointe des pieds, tout doucement. Lors des premiers matches, il ne jouait même pas. Et aujourd’hui, en 6 mois, c’est devenu un top-joueur de la division. Il continue de démarrer sur le banc, comme B.A. Walker, mais c’est parce que ça nous permet d’avoir des rotations ultra-productives. La progression de ce garçon-là, en 6 mois, c’est du très rarement vu. Il est capable de mettre 20  points en une mi-temps, ce qui est rare. Et pas seulement sur du tir, car il a développé une vraie capacité à driver. Je savais qu’il avait du talent, mais il a su montrer un mental d’acier - il en faut quand tu es scotché au banc -, puis une capacité à être productif très vite quand il a été sur le terrain. Cela montre qu’il a aussi un vrai mental. Mais franchement, je suis content de tous mes joueurs, mais Bastien, qui n’avait qu’un an de N1 derrière lui, m’impressionne. C’est la révélation de la saison. Quant à Babacar, on l’a changé de poste. Depuis qu’il est en Pro B, il avait toujours joué 5. Là, avec un Burton qui est super dominant et notre incapacité à trouver un 4 correct dans nos prix, on a préféré basculer Babacar en 4 et prendre Pape Beye pour densifier la raquette. Il a une vraie qualité de tir Babacar. Il est long… Dommage, il vient d’être blessé sur ce dernier mois. Il a mis un peu de temps pour trouver ses marques sur son nouveau poste, ce qui est normal, mais en 4, il est devenu redoutable.

 

Quelles explications avez-vous pour ce "trou d’air" connu en décembre, avec quatre défaites de suite pour terminer l’année 2015 ?

C’est plutôt simple : on a beaucoup joué. On est allé en demi de la Leaders Cup alors qu’on avait décidé de ne pas la jouer. On a donc enchaîné les déplacements en décembre, en allant à Fos, Boulazac et Saint-Chamond. La Leaders Cup, on n’y tenait pas trop, mais on se qualifie sur un match de fou au Portel alors qu’on avait perdu de 9 points chez nous et qu’on y allait juste pour travailler (+17 au final !). Et puis, une fois en demie, tu te dis : bah là, on va jouer, quand même, c’est trop bête de ne pas voir la finale… Alors, après, c’est vrai qu’on a connu 15 jours un peu compliqués. On perd un match au buzzer qu’on aurait jamais dû perdre contre Boulogne. Un truc improbable alors qu’on mène tout le match. Les mecs étaient rincés. Physiquement comme mentalement. Mais dès la rentrée, au premier entraînement le 5 janvier, ils sont repartis comme des avions. Et puis, comme on jouait beaucoup, on s’est moins entraîné pendant deux semaines. Et ce groupe-là a besoin de s’entraîner, de travailler, pour trouver ces sensations. Nous n’avons pas remis en cause notre identité et dès que les gars ont retrouvé du peps, de l’énergie, on a retrouvé un bon niveau de jeu.

 

Depuis la mi-janvier en revanche, et alors que vous affrontez le HTV ce week-end, vous restez sur huit victoires consécutives (interview réalisée avant la défaite à Boulazac, J21, ndlr). Dans cette Pro B un peu ouverte à tous les vents, est-ce que la montée directe devient un véritable objectif ?

Non. Du tout. On a fonctionné par étape, en disant aux gars, au début, qu’il fallait aller chercher les 13-14 victoires pour le maintien. Ce qu’on a fait le week-end dernier. Maintenant, le but est d’aller chercher les 18-19 pour les playoffs. Puis d’aller chercher la meilleure place possible. Après, si à 4 ou 5 journées de la fin, nous sommes toujours dans la même position, bien évidemment qu’on y pensera. Mais là, on ne veut pas y penser, juste tenter de continuer sur notre dynamique. Tu sais, la Pro B, ce sont 17 équipes, mis à part Saint-Chamond, le promu, qui n’affichait que le maintien comme objectifs, tous les clubs visaient les playoffs. C’est ce qui rend la Pro B intéressante d’ailleurs. Là, ce que je me dis, c’est que j’ai 5 matches d’avance sur Nantes, qui est 9e. On reste très humble, très mesuré. On a un calendrier retour très difficile, puisque là on va à Boulazac (le match a eu lieu samedi dernier, défaite 89-103, ndlr), puis à Boulogne, à Hyères, à Bourg. Donc, avant de penser à la montée, il y a encore pas mal d’événements qui peuvent se produire. Il ne faut pas bouder son plaisir, mais ça peut changer très vite dans l’autre sens.

par LNB
Source: LNB / M.Duchaussoir / S.De Leest

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Calendrier Pro A

Équipe domicile Score Équipe extérieur
23 septembre (1ère journée)Pariez
20:00 Antibes
20:00 Nanterre
20:00 Monaco
20:30 Gravelines-Dunkerque
20:30 Nancy
24 septembre (1ère journée)Pariez
20:00 Cholet
20:00 Dijon
20:00 Strasbourg
20:00 Orléans
30 septembre (2ème journée)Pariez
20:30 Hyères-Toulon

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PROA – Classement à la
Pos Équipe % Victoire Résultats

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Équipe domicile Score Équipe extérieur
16 septembre (Disneyland Paris Leaders Cup PROB)Pariez
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20:00 Boulogne-sur-Mer
20:00 Saint-Quentin
20:00 Rouen
17 septembre (Disneyland Paris Leaders Cup PROB)Pariez
20:00 Poitiers
20:00 Roanne
23 septembre (Disneyland Paris Leaders Cup PROB)Pariez
20:00 Boulazac
20:00 Denain
20:00 Saint-Chamond
20:00 Fos-sur-Mer

Classement Pro B

PROB – Classement à la
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